Lot : procédure de régularisation enclenchée pour une famille du Bangladesh qui était menacée d’expulsion

Sajjad, cuisinier au Blend, peut poursuivre son activité professionnelle et sa vie de famille à Cahors.

Le soulagement est immense pour la famille Bhuiyan originaire du Bangladesh et résidant à Cahors. Menacés d’expulsion, Sajjad et les siens font désormais l’objet d’une procédure de régularisation. La préfecture du Lot s’est penchée sérieusement sur ce dossier et a enclenché ce dispositif de maintien sur le sol français qui ravit Sajjad. Retour sur ce dossier qui a ému de nombreux Lotois. 

À l’évidence, le dossier de la famille Bhuiyan comporte des éléments probants et de sérieux arguments plaidant en faveur de son maintien sur le sol français. En l’occurrence à Cahors. Dans cette ville, Sajjad est salarié, paye ses impôts, loge avec les siens et a l’un de ses enfants scolarisé, tandis que son petit dernier, né en France, est inscrit dans une école cadurcienne pour la rentrée prochaine.

Bref, autant de très bons points qui ont pesé dans la balance en faveur de cette famille du Bangladesh très anxieuse sur le sort qui pouvait lui être réservé. Ceci après avoir fait l’objet d’une OQTF. Une Obligation de quitter le territoire français. L’administration française répond qu’une OQTF n’est pas une expulsion. La nuance, lorsqu’on s’attarde sur ces deux terminologies est mince, donc difficile à comprendre pour des ressortissants étrangers. Fermons cette parenthèse.

Sajjad veut avancer désormais. « Ce qui nous arrive maintenant est une très bonne nouvelle. J’ai été appelé par la préfecture du Lot pour fournir des photos après avoir transmis plusieurs documents. Ma femme est convoquée à son tour le 26 juillet pour la même procédure de régularisation. »

Des éléments déterminants qui ont tout changé 

Le jeune homme veut aller de l’avant et compte désormais trouver un logement plus grand que le studio qu’il occupe avec sa famille. Chaque chose viendra au fil du temps. Et ce temps de la régularisation lui donne tous les espoirs.

La famille Bhuiyan était suspendue à une réponse de la préfecture du Lot.
Sajjad s’était spontanément rapproché des services de l’Etat dans le Lot avant sa convocation, il y a quelques semaines, pour faire valoir ses droits et surtout apporter des pièces complémentaires déterminantes : contrat de travail, avis d’imposition, certificat de scolarité, justificatif de domicile, acte de naissance de l’enfant né en France…

Sajjad Bhuiyan, son épouse Sadia et leurs deux enfants Humayra (5 ans) et Raeed (2 ans et demi). Une famille heureuse.

Une situation limpide

Sajjad a défendu sa situation avec conviction. Il est le principal artisan de cette régularisation tant attendue. Mieux encore, on peut affirmer, en ayant pris connaissance des pièces fournies à l’administration, que c’est tout simplement la situation limpide de cette famille qui lui a permis d’amorcer l’instruction en cours.

Nicolas Regny, secrétaire général de la préfecture du Lot et sous-préfet de Cahors, nous confirme que « cette famille fait l’objet d’une procédure de régularisation au titre du séjour avec délivrance d’un récépissé provisoire qui leur permet de rester officiellement en France le temps de l’instruction. »

Le sous-préfet se montre néanmoins prudent et ajoute que « toutefois rien n’est encore certain puisque l’instruction est en cours… ». En fait, sauf gros rebondissement, le virage pris dans cette affaire doit conduire vers un avenir plus serein. C’est d’abord de cela dont se satisfait Sajjad. « Je remercie les services de la préfecture du Lot, mon patron et chaque personne qui a soutenu les miens. Tout va mieux » sourit-il. Un sourire qui symbolise la joie de toute une famille.

LADEPECHE