Luxembourg : Le Grand-Duché améliore son intégration des migrants

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Le Luxembourg progresse dans sa politique d’intégration à l’égard des migrants. Voilà du moins le constat qui ressort de l’Index des politiques d’intégration dans le domaine de la migration (MIPEX) 2020, dévoilé ce lundi. 

Alors qu’en 2014, le Grand-Duché n’avait obtenu que 54 points sur les 100 possibles («à moitié favorable»), en 2019, il en avait 64/100 («légèrement favorable»). Sur la même période, le taux moyen d’augmentation des 52 pays participants n’est en revanche que de deux points.

Ces dernières années, le Luxembourg aurait notamment fait des progrès «dans le domaine de la garantie des droits fondamentaux», souligne Thomas Huddleston. Le directeur de recherche au sein du groupe de réflexion indépendant «Migration Policy Group» a ainsi cité la suppression de la clause des douze mois de résidence en cas de regroupement familial de ressortissants de pays tiers.

Pour autant, si des avancées ont pu être observées, d’importants écarts perdurent, notamment en ce qui concerne l’emploi (sous-représentation dans le secteur public, écarts de revenus et de compétences en luxembourgeois par rapport au français et à l’allemand), l’éducation (concentration scolaire des élèves immigrés, langues et parcours éducatifs) ou encore la sécurité à long terme (résidence permanente ou naturalisation). 

Pour le Mipex, ces inégalités s’expliquent en partie par «les lacunes et les obstacles des politiques d’intégration du Luxembourg dans des domaines tels que la mobilité sur le marché du travail, l’éducation, le regroupement familial et la résidence permanente». 

Luxemburger Wort