Madrid : Deux “défenseurs du climat” se collent la main au cadre de tableaux de Goya dans le musée du Prado


Deux activistes du collectif espagnol Futuro Vegetal (« Futur Végétal » en français), affilié au collectif Extinction Rebellion, ont collé leur main au cadre de deux tableaux du célèbre peintre Francisco de Goya, au musée du Prado, à Madrid, samedi 5 novembre 2022, pour attirer l’attention sur le réchauffement climatique.

Les deux tableaux concernés sont La Maja nue et La Maja vêtue. Ils n’ont pas été endommagés, selon le musée. La salle où se trouvaient les deux tableaux a été fermée. Les deux militants ont été interpellés et placées en garde à vue a indiqué la police espagnole.

Alerter sur le réchauffement climatique

Entre les deux oeuvres, une inscription est apparue : « 1,5 °C ». La Cop21 et les Accords de Paris avaient fixé l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. « La semaine dernière, l’Onu a reconnu l’impossibilité » de respecter cet objectif, écrit sur son compte Twitter Futuro Vegetal.

Dans un communiqué, Extinction Rebellion a revendiqué une action de « protestation » face à « la hausse de la température mondiale, qui va provoquer un climat instable avec de graves conséquences sur toute la planète ». Les politiques actuelles « nous conduisent à une augmentation de 2,5 °C, ce qui signifie une augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes », a dénoncé ce collectif écologiste adepte de la désobéissance civile.

Une série d’actions en Europe

« Il n’y a aucune cause qui justifie de s’attaquer au patrimoine de tous », a estimé sur Twitter le ministre espagnol de la Culture, Miquel Iceta.

Ces dernières semaines, plusieurs actions de ce type ont été menées en Europe. Vendredi 4 novembre, des tableaux de Van Gogh à Rome ont été aspergés de soupe. En Allemagne, fin octobre, des militants écologistes se sont collés au sol du musée Porsche de Wolfsburg. En juillet dernier, un tableau de Botticelli avait également été la cible de militants dans un musée de Florence.

El Mundo