Maison de l’horreur dans le Gers (32) : violences, séquestrations… Un homme en détention provisoire

Auch

Cinq femmes et 29 mineurs vivaient sous l’emprise d’un seul homme dans cette maison. Une femme a dénoncé des faits de violences et de viols sur les enfants. Quatre personnes ont été déférées au pôle de l’instruction d’Agen et mises en examen.

L’homme a installé la terreur dans sa maison. Viols, violences, volontaires, séquestrations… Un quadragénaire est mis en cause pour viols sur mineurs de 15 ans avec acte de barbarie dans le Gers. À l’intérieur, plusieurs femmes et 29 adolescents et enfants, tous sous son emprise nocive. Il a été placé en détention provisoire, rapporte « La Dépêche du midi ».

Les faits se seraient déroulés entre 2017 et 2020. L’homme de 42 ans de nationalité ivoirienne a d’abord loué la maison, une imposante bâtisse en bois à l’abri des regards près de l’aérodrome de Nogaro, à un propriétaire belge. Il a été rejoint par une première femme, puis rapidement par plusieurs sœurs âgées de 32 à 42 ans, toutes de nationalité française. Ces dernières auraient eu des relations sexuelles avec lui, certaines non consenties, et auraient cohabité dans sa maison avec leurs nombreux enfants.

L’une d’entre elles a quitté les lieux en dénonçant des faits de viols, violences volontaires et séquestration. Elle affirme que les enfants auraient été victimes de sévices sexuels, ceinturés avec du câble et auraient été frappés par les adultes. Elle évoque aussi des coups de tuyaux sur les enfants, enfermés de longues heures dans le noir. Les enfants, décrits comme très réservés, étaient scolarisés au collège Nogaro.

Plusieurs mises en examen

Trois des cinq femmes présentes dans la maison ont été déférées jeudi 7 avril au pôle de l’instruction d’Agen et placées sous contrôle judiciaire. Elles ont été mises en examen pour « violences volontaires et non dénonciation de crimes ». La quatrième femme a pris la fuite. La cinquième est celle qui a dénoncé les faits.

L’homme de 42 a été mis en examen jeudi pour « viols sur mineurs » et placé en détention provisoire, selon « La Dépêche du midi ». Il nie les faits qui lui sont reprochés. Selon des informations du quotidien, il se serait converti à un courant radical de l’Islam. Les 29 enfants de la maison ont été placés dans des foyers ou des familles d’accueil.

Sud Ouest