Manche : une association d’aide aux migrants, entre soucis et espoirs…

Le Collectif saint-lois d’aide aux migrants fait le point sur la situation à Saint-Lô. Malgré des difficultés, ils arrivent à mener leurs missions, coûte que coûte.

Quand les membres du CSLAM jouent les porteurs d’eau.

« Aucun migrant à la rue. » La devise est inscrite en lettres d’or dans l’esprit de chacun des membres du Collectif saint-lois d’aide aux migrants (CSLAM) et, jusqu’à présent, ils l’ont respectée avec une absolue fidélité.

Après le squat de la rue de l’Yser interrompu par la juridiction coutançaise, les familles albanaises, ghanéennes, bangladaises et afghanes, soit un couple avec trois enfants, une femme seule, trois personnes dont deux enfants et six mineurs non accompagnés, ont été relogées de la même façon par le collectif insoumis dans une maison communale inoccupée. Les enfants sont scolarisés à l’école Samuel-Becket.

Des familles sans eau courante

L’association complète les dons de la Banque alimentaire et des Restaurants du cœur par ses propres ressources. Des professionnelles de santé visitent les jeunes et les familles, et tout serait relativement mieux s’il n’y avait pas le problème de l’eau.

Nous regrettons que Mme la Maire n’ait pas accédé à notre demande lors de notre dernière rencontre et nous nous relayons pour apporter quotidiennement des bidons d’une contenance de 10 litres.

Patrice PoupinetPorte-parole du CSLAM

19 familles aidées

Pour la question du logement, quelques propriétaires ont accepté les contrats de prêt à usage, soit la mise à disposition d’habitats moyennant un dégrèvement d’impôt de 66 %. « Nous ne lâchons pas », conclut Patrice Poupinet.

Nous nous occupons encore de dix-neuf familles dont trente enfants scolarisés. Douze familles ont été déboutées et dix ont épuisé leurs recours mais elles ne repartiront pas.

Patrice Poupinet

Neuf jeunes suivent une procédure de reconnaissance de mineur non accompagné. Le collectif, à l’unisson avec les employeurs, sollicite la préfecture de la Manche pour une régularisation des titulaires de CAP dans les métiers porteurs d’emploi comme le bâtiment et la restauration.

actu.fr