Marseille : Il y a cinq ans, Mauranne et Laura étaient assassinées par un musulman tunisien qui aurait dû être expulsé la veille de l’attentat

Le 1er octobre 2017, Laura et Mauranne étaient assassinées à l’arme blanche par un terroriste, alors que ces deux cousines rentraient d’un week-end passé ensemble et arrivaient à la gare de St-Charles, à Marseille.

Après son acte odieux, l’auteur sera abattu par des militaires de la mission Sentinelles présents sur les lieux. Ce dernier avait été « signalé sept fois depuis 2005, sous sept identités différentes pour des délits de droit commun, mais jamais condamné auparavant. Il n’était ni connu des services de renseignement ni fiché S », précisera François Molins, procureur de la République.

Tunisien, sans papier après l’expiration de son titre de séjour italien, il aurait dû être expulsé la veille des faits. Faute de place en centre de rétention administrative, il restera libre. Libre de commettre son acte et de faucher la vie, répondant probablement à l’appel audio lancé quelques jours plus tôt par Abou Bakr al-Baghadadi, Chef de l’Etat Islamique, demandant à ses combattants de “résister” face à leurs ennemis.

À Marseille, le Collectif Némésis rend hommage à Mauranne et Laura, tuées par un Tunisien en situation irrégulière le 1er octobre 2017.

Les enquêteurs vont rapidement s’intéresser au frère de l’assaillant. Arrivé sur le territoire français la veille du drame, il avait été appréhendé alors qu’il avait pris la fuite en Italie. Ce dernier sera poursuivi pour « association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes », en raison de ses présumés voyages en Syrie entre 2013 et 2014, son idéodologie djihadiste et sa présence à Toulon juste avant l’attaque.

Aujourd’hui, nous rendons hommage à Laura et Mauranne, et pensons à cette jeunesse meurtrie. Nous soutenons leurs proches et resterons à leurs côtés.

Nous n’oublions pas.