Marxisme et freudisme : armes politiques contre les nations et les peuples

Temps de lecture : 3 minutes

par Francis Goumain pour Jeune Nation.

Du « passage à l’acte » en politique

Le « passage à l’acte » est un concept freudien, ce qui le rend immédiatement suspect. Freud n’a jamais guéri personne de quoi que ce soit, il n’empêche que nombre de ses notions sont passées dans la culture populaire et sont devenues des armes politiques pour prévenir, pour tuer dans l’œuf, toute tentative de réaction ou de défense d’un peuple et d’une nation, du moins, et c’est important de le noter d’entrée de jeu, s’il s’agit d’un peuple blanc et d’une nation occidentale : personne n’ira dire que les Vietnamiens sont passés à l’acte ou que les Algériens sont passés à l’acte, dans ces cas-là, c’est normal, adapté au réel, ça a un sens, ce n’est pas une faillite de la pensée et de la verbalisation.

Là où cette arme devient d’une portée virtuellement infinie, c’est que la notion d’acte ne se limite même pas à des actes physiques, le langage étant désormais également considéré comme un acte, il y a donc des verbalisations qui ne sont pas de saines tentatives d’éviter des actes violents, mais qui sont elles-mêmes des passages à l’acte, ainsi, dire « qu’il n’y a jamais eu de chambre à gaz homicide dans les camps de concentration » est un passage à l’acte, dire que « les immigrés ont une sale gueule » aussi, même taguer une fresque constitue un passage à l’acte.

On relèvera que, là encore, la classification dans la catégorie « passage à l’acte » relève du mystère le plus opaque : la fresque elle-même n’est pas un passage à l’acte, taguer « à mort Franco » n’est pas un passage à l’acte, faire irruption dans une cathédrale les seins nus n’est pas un passage à l’acte, c’est au contraire la tentative d’arrêter les donzelles qui est un passage à l’acte.

On peut allonger la liste indéfiniment, construire une mosquée à Strasbourg n’est pas un passage à l’acte, en revanche, la détruire traduirait une intolérance à la frustration et une recherche de confrontation à la loi, dire qu’un noir musulman est un français ne traduit pas une fragilité des limites du Moi, par contre dire qu’un français est forcément blanc traduit une insoutenable « identification du sujet à l’objet ».

Apparemment, dire qu’un chêne avec une écorce de bouleau et des aiguilles de pins à la place des feuilles est encore un chêne est une éclatante réussite du langage qui permet une salutaire distinction entre le sujet et l’objet. Qu’on se le dise, le sujet humain ne s’est constitué que dans et par le langage, inutile de chercher à comprendre ce qu’une telle phrase peut bien vouloir signifier positivement, c’est absolument sans issue, il faut juste comprendre que l’humain ne se constitue pas par la race et le sexe, encore moins, par Dieu. Ça va loin, comme un nationaliste pense le contraire, il s’ensuit que le seul fait d’être un nationaliste est en soi un passage à l’acte.

Le charabia freudien, comme le charabia marxiste, est une imposture scientifique, pas plus qu’aucune économie au monde n’a tiré avantage du marxisme et de son pseudo-concept de « valeur travail », bien au contraire, personne n’a jamais tiré avantage d’une psychanalyse, toutefois, marxisme et freudisme sont des armes politiques dévastatrices pour les nations et les peuples, dans ce domaine, elles se complètent et se renvoient la balle admirablement, par exemple, on peut parler d’un « surmoi capitaliste oppresseur » ou d’une « lutte des sexes ».

Les Français ne doivent pas se laisser intimider par elles, partout où ils sont, chacun à leur niveau et avec leurs moyens, ils doivent faire ce qui est utile à la défense de la France, ils ne doivent plus manquer la moindre occasion qui se présente, ils doivent résister, activement ou passivement.

Fais ce que dois, advienne que pourra.

Francis Goumain

13 Commentaires

  1. “Le Crépuscule d’une idole – L’affabulation freudienne”, le bouquin d’Onfray (qui voulait à l’origine devenir psychanalyste) sur Freud est excellent.

    Moins connu, également fort intéressant mais désormais assez difficile à trouver:

    “Freud a menti – L’escroquerie du XXe siècle ?” Du Dr Jean Gautier. Publié aux défuntes éditions de l’Aencre.

    • Pas lu, mais sur le freudisme en général et sur le Complexe d’Œdipe en particulier qui est un peu l’alpha et l’oméga du truc et sciemment mis en avant dans les programmes scolaires, on peut se dire que :

      – Compte tenu de l’échantillon à la fois faible en quantité et biaisé dans sa qualité (clientèle freudienne quasi exclusivement bourgeoise, argentée, désœuvrée, cultivée, féminine, juive, et présentant d’emblée des symptômes d’hystérie), conclure à l’universalité du pattern révélé par l’étude de ces cas (à supposer même qu’il soit judicieux pour ces cas précis) est une manière assez peu scientifique de faire d’une hypothèse particulière une synthèse générale.

      – Il a été reproché à Frazer (Le Rameau d’Or) le caractère finalement relatif et approximatif de sa tentative, par ailleurs riche et plaisante, de recueillir tous les mythes, les tabous et les totems et les rites du monde entier de façon encyclopédique et de les présenter “en vrac”, en passant du Bantou à l’Athénien et du Germain au Peau Rouge. Le but même de son entreprise, établir une anthropologie religieuse, est mis en cause : y a-t-il universalité des croyances et des structures psychiques qui prévalent à l’établissement des religions ? Et encore, la méthode Frazer (ou Mircea Eliade, par exemple) est plus recevable scientifiquement que celle de Freud : si le premier part du monde pour aboutir à des généralités, le second part d’une toute petite fraction de communauté ethnique et sociale pour en déduire un modèle soi-disant universel. Rien n’indique que le Bantou, le Peau rouge ou telle autre peuplade exotique et exclue de fait du champ d’investigation de la psychanalyse (par définition judéo-viennoise) se structure autour du double fantasme d’inceste et de parricide.

      – Dumézil et Jung, chacun dans son domaine, ont fait œuvre de comparatisme, mais celui-ci se limite aux indo-européens. Et même là : rêve-t-on comme un Indien ? ou même comme un Anglais ? Il suffit de quelques jours dans un bain linguistique et culturel différents (mais pas tant que ça) pour commencer à penser et rêver différemment et constater de sensibles modifications en matière de psyché individuelle. Qu’en est-il alors quand les siècles et les siècles ont modelé une communauté ? Car le Complexe d’Œdipe ne se pense pas qu’à l’échelle individuelle, il faut également le voir à l’échelle sociale : peut-on vraiment croire que toutes les sociétés, et la nôtre en particulier, occidentale, se sont édifiées sur ce modèle tout de même bâtard, dégénéré et stérile (ou propice aux tares) ? Non. Les fils, les nôtres, veulent pour leur Père la Gloire et pour leur Mère le Château. C’est-à-dire que la mission des héritiers est de conquérir le temps et l’espace. C’est ça qui a structuré nos sociétés, bien plus que des fantasmes hypothétiques qui ont été découverts, encore une fois, parmi un échantillon très particulier.

      – Il y a sans doute lieu de s’interroger sur la mise en avant par Freud du Complexe d’Œdipe comme structure universelle (et son adoption définitive par l’intelligentsia de chez nous), et d’ailleurs sur le fait que la judaïté se transmet par la mère, spécificité (parmi d’autres) qui distingue ce peuple des peuples indo-européens où prévaut “le (au) Nom du Père” et qui témoigne sans aucun doute d’un fossé culturel essentiel, et forcément déterminant dans l’établissement des archaïsmes fondateurs. Peut-être, avec d’autres auteurs qui ont cependant une réputation trop sulfureuse pour être retenus dans le cadre actuel de conversations policées, peut-on avancer que Freud “a pris son cas pour une généralité” et qu’il pèche, peut-être involontairement d’ailleurs, par ethnocentrisme. On ne va pas jusqu’à dire que le parricide (fantasmé ou réel) n’est pas un élément important de la compréhension psychique individuelle et collective de l’Occident (cf. Uranus, Saturne, etc.), ni l’inceste. Mais faire de ce double tabou immonde et détestable la clef absolue du système d’édification de tous et de chacun, c’est abusé, et cela ressemble à un biais habituel de la communauté dont est issu l’éminent intellectuel : faire porter le chapeau de ses propres tares et vices à la Terre toute entière, et à l’Occident en premier lieu, dont est ainsi complètement subverti l’un des mythes grecs.

      • Je pense et je crois qu’au final, la psyché européenne ne s’accommode pas plus que celle des Africains ou des Chinois du modèle viennois, et que là est le vice, d’avoir réussi à infuser dans tous les milieux occidentaux avec un minimum de culture (puisque Freud est au programme de philo de terminale, et que le matraquage est incessant, à travers toute la presse féminine, et la production culturelle, d’ailleurs souvent issue des “mêmes”) le caractère fondateur et incontournable de ce pseudo “Complexe”, devenu Dogme pour ainsi dire. Sans doute même cette hypothèse freudienne, à force d’être répétée partout comme parole d’Évangile, a-t-elle pris une certaine consistance et est-elle devenue relativement vraie dans nos sociétés “*”sous influence”*”. À tout le moins, la psychanalyse nous a habitués à devoir trouver “normale” une abomination, rendue supportable au motif qu’elle serait un passage aussi inconscient qu’obligé, et irrépressible. Je ne suis pas d’accord.

        • Magnifiques coms comme toujours.

          En ce qui concerne l’absence de rigueur scientifique du travail freudien, on pourrait compléter la réflexion en s’appuyant sur la lecture du “Livre noir de la psychanyse”, publié en 2005 et qui relate, avec le recul de près d’un siècle, les principales escroqueries, erreurs et outrances de cette “science de l’esprit”.

          A noter que Jung, le théoricien de l’inconscient collectif européen, a commencé sa carrière avec Freud et qu’il l’a quitté assez rapidement en dénonçant également ses insuffisances et ses dérives.

        • Magnifiques coms comme toujours.

          En ce qui concerne l’absence de rigueur scientifique du travail freudien, on pourrait compléter la réflexion en s’appuyant sur la lecture du “Livre noir de la psychanalyse”, publié en 2005 et qui relate, avec le recul de près d’un siècle, les principales escroqueries, erreurs et outrances de cette “science de l’esprit”.

          A noter que Jung, le théoricien de l’inconscient collectif européen, a commencé sa carrière avec Freud et qu’il l’a quitté assez rapidement en dénonçant également ses insuffisances et ses dérives.

          Petit détail intéressant aussi qui pourrait indiquer que Freud a passé les mythes grecs à la moulinette de sa mythologie et de ses névroses personnelles: au moment où Œdipe tue Laïus, il ne sait pas qu’il s’agit de son père.

          • Oui, et c’est plus qu’un “détail” puisque sur lui repose toute la tragédie d’Œdipe, c’est-à-dire son rapport de force au Destin — la matière même dont est fait, en Europe, le Héros. Freud en fait un antihéros (spécialité subversive typique) qui ne lutte plus contre la toute puissance monstrueuse et transcendante que tissent les Moires mais se complaît dans ses basses pulsions intestines contre-nature. Il en fait le prototype de l’individu qui se cède à lui-même et se vautre dans la turpitude de désirs soi-disant universels, alors que le véritable Œdipe est justement un modèle rare de haute vertu (de vir, virilité) contre qui le sort s’acharne pour détruire et salir les liens les plus sacrés de l’existence, entre un fils et son père, entre un fils et sa mère, entre époux.

      • Sur le point de l’inceste comme pratique constante et généralisée au sein d’une certaine communauté organisée, Hervé Ryssen a réalisé une très bonne synthèse. Dommage qu’il se soit quelque peu égaré en route depuis lors.

          • Le juif RDPDM développait (en allant encore plus loin avec la circoncision du 8e jour) les mêmes théories médicales que le Dr Jean Gauthier pour qui, tout est lié au système endocrinien. Alain Guionnet s’est également intéressé au sujet.
            Je ne pense pas que Ryssen soit du tout sur cette ligne.

          • je pensais qu’il avait repris à son compte le côté traumatique de la circoncision, tout autant que l’inceste…
            Au temps pour moi.

            Je connais assez peu ces livres, ils sont d’ailleurs pour bcp des recensions de bouquins de feujs…je n’ai lu que “la mafia juive”, que j’ai trouvé pas mal, mais je me suis arrêté là.

  2. “Ach Doktor, yé souis inkiete pour mon fils.
    – Ach, was passiert ?
    – Il a crevé les yeux du katz de madame Jakob et a poussé madame Staub dans les treppen !
    – Sé pas grave, ça lui pasera.
    – Ach, danke doktor Freud.
    – Bitte madame Hitler.”

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