Michel Onfray : « Populisme? Oui, car, sinon, c’est populicide »

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Des nouvelles de la fachosphère de gauche

Voici la notice Wikipédia, sèche et efficace, des attentats islamistes commis en France depuis 2012 jusqu’à ce jour:

2012
Les 11 mars 2012, 13 mars 2012, 19 mars 2012, tueries à Toulouse et Montauban faisant 7 morts dont 3 enfants et 6 blessés. (11 mars 2012 : Mohammed Merah assassine un militaire à Toulouse. 15 mars 2012 : Mohammed Merah assassine deux militaires et en blesse un autre à Montauban. 19 mars 2012 : Mohammed Merah assassine quatre personnes devant une école juive de Toulouse.)
19 septembre 2012 : Jérémie Louis Sidney et Jérémie Bailly, membre de la cellule Cannes-Torcy, blessent une personne en lançant une grenade dans un épicerie juive de Sarcelles.


2013
Le 25 mai 2013, un extrémiste islamiste armé d’un couteau attaque et blesse un militaire français dans l’attentat de 2013 à La Défense.

2014
Le 20 décembre 2014, attaque contre un commissariat de Joué-lès-Tours de 2014. Un homme criant «Allah Akbar» attaque un poste de police avec un couteau. Il blesse trois policiers avant d’être abattu.

2015
Du 7 au 9 janvier 2015, attentats en France. Une série d’attaques terroristes islamistes qui se déroule entre les 7 et 9 janvier 2015 en France, visant le comité de rédaction du journal Charlie Hebdo, des policiers et des Français de confession juive fréquentant une supérette cacher. Dix-sept personnes sont assassinées et vingt sont blessées; les trois terroristes sont abattus par les forces de l’ordre le 9 janvier.
Le 3 février 2015, trois militaires en faction devant un centre communautaire juif à Nice sont agressés au couteau par Moussa Coulibaly, demeurant à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Il exprime en garde à vue sa haine de la France, de la police, des militaires et des Juifs.
Le 19 avril 2015, affaire Sid Ahmed Ghlam. Une femme de 32 ans (Aurélie Châtelain) est assassinée par un étudiant algérien de 24 ans qui prévoyait un attentat dans une église de Villejuif, le projet de ce dernier ayant été déjoué peu de temps après.
Le 26 juin 2015, attentat de Saint-Quentin-Fallavier en Isère, 1 mort décapité (Hervé Cornara, 55 ans) et 2 blessés10. Brandissant un drapeau islamiste, un homme conduit son véhicule contre des bonbonnes de gaz stockées dans la cour de la filiale française du groupe américain Air Products.
Le 21 août 2015, attentat du train Thalys sur la ligne reliant Amsterdam à Paris, mené par un ressortissant marocain et déjoué par plusieurs passagers, on compte 3 blessés.
Le 13 novembre 2015, une série de sept attaques, à Paris et en Seine-Saint-Denis, perpétrée par au moins dix terroristes avec au moins une vingtaine de complices, provoque la mort de 130 personnes et fait 413 blessés, dont 99 dans un état très grave. Les tueries sont revendiquées par l’État islamique.

2016
Le 7 janvier 2016, un islamiste marocain portant une fausse ceinture explosif attaque des policiers à l’aide d’un couperet à viande, il est abattu.
Le 11 janvier 2016, un adolescent turc âgé de 15 ans agresse à la machette un enseignant juif. L’auteur dit avoir agi «au nom d’Allah» et de l’organisation État islamique. Un blessé.
Le 13 juin 2016, double meurtre à Magnanville. Un commandant de police et sa compagne, fonctionnaire du ministère de l’intérieur (Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider), sont assassinés devant leur domicile à Magnanville par Larossi Abballa. L’attentat est revendiqué par l’organisation État islamique.
Le 14 juillet 2016 à Nice, le jour de la fête nationale, un Tunisien, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, fonce dans la foule au volant d’un camion sur la promenade des Anglais, tuant 86 personnes et en blessant 458, avant d’être abattu par les forces de l’ordre15. L’État islamique revendique cet acte.
Le 26 juillet 2016, lors d’une messe, deux islamistes munis d’armes blanches prennent en otage plusieurs personnes dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. Un prêtre est égorgé, et un paroissien est blessé. Les deux terroristes sont abattus par les forces de l’ordre, l’un d’eux était fiché S. Selon le président de la République, «les deux terroristes se réclament de Daesh». L’attentat est revendiqué via Amaq, l’agence de presse de l’État islamique.
Le 4 septembre 2016, Bilal Taghi, détenu franco-marocain, purgeant une peine de 5 ans de prison pour avoir tenté d’aller faire le jihad en Syrie, blesse grièvement 2 surveillants, aidé par plusieurs complices.

2017
Le 3 février 2017, attaque contre des militaires au Carrousel du Louvre à Paris fait deux blessés.
Le 18 mars 2017, un homme s’empare de l’arme d’un militaire à Orly avant d’être abattu. Même s’il a affirmé au moment de son geste vouloir «mourir par Allah» et a été signalé pour «radicalisation» lors d’un séjour en prison en 2011-2012, ses motivations restent floues (il ne souhaitait plus retourner en prison) et le lien avec le terrorisme islamiste non démontré.
Le 20 avril 2017, un homme ouvre le feu à l’arme automatique sur des policiers le long de l’avenue des Champs-Élysées, vers 21 heures, L’un d’entre eux est tué pendant l’attaque, deux autres ainsi qu’une passante sont blessés. L’assaillant est abattu et l’État islamique revendique l’attaque dans la soirée.
6 juin 2017, un homme attaque avec un marteau un policier et le blesse légèrement devant la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les policiers répliquent et le blessent. L’assaillant, Farid Ikken, un Algérien de quarante ans, ancien journaliste disposant d’un visa étudiant, se déclare «soldat du califat».
Le 19 juin 2017, un homme armé percute un fourgon de la gendarmerie sur les Champs-Élysées. Aucun mort n’est à déplorer, excepté l’assaillant, un fiché S. Le 13 juillet, l’État islamique revendique l’attaque.
Le 9 août 2017, attaque à la voiture bélier qui blesse 6 militaires à Levallois-Perret en région parisienne.
Le 15 septembre 2017, un homme armé d’un couteau attaque un militaire en patrouille à la station de métro Châtelet à Paris. L’auteur tient des propos faisant référence à Allah : «Allah Akbar, vous êtes des mécréants».
Le 1er octobre 2017, un Tunisien en situation irrégulière connu pour différents crimes égorge deux jeunes femmes dans la gare de Saint-Charles à Marseille avant d’être abattu par les des militaires de l’opération Sentinelle. L’attaque est revendiquée par l’État islamique.

2018
Le 23 mars 2018, un homme tue 4 personnes dont le gendarme Arnaud Beltrame, lors d’attaques et une prise d’otage dans un supermarché dans l’Aude, à Carcassonne et Trèbes. L’homme, qui est par la suite abattu, est un Franco-Marocain se réclamant de l’État islamique, qui revendique l’attentat le jour même.
Le 12 mai 2018 à Paris, vers 21 h un individu attaque à l’arme blanche des passants en criant «Allah Akbar», il tue une personne, en blesse quatre autres dont deux gravement, il se dirige ensuite vers une patrouille de police qui décide de l’abattre. L’attaque est revendiquée par l’État islamique.
Le 11 décembre 2018 dans la soirée, à proximité du marché de Noël de Strasbourg, un homme déambule dans les rues du centre-ville, tue cinq passants et en blesse une dizaine d’autres. L’assaillant, un Franco-Algérien de 29 ans, est abattu le 13 décembre à Strasbourg par la police. L’attaque est revendiquée par l’État islamique.

2019
Le 5 mars 2019, Attentat de la prison de Condé-sur-Sarthe, 3 personnes, dont un terroriste, sont blessées et 1 terroriste est mort lorsque 2 surveillants pénitentiaires sont attaqués au couteau en céramique. L’auteur a prêté allégeance à l’État islamique.
Le 24 mai 2019, attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon, 14 blessés. L’auteur reconnaît avoir prêté allégeance à l’État islamique.
Le 3 octobre 2019, attentat de la préfecture de police de Paris, 4 policiers ont été tués dans une agression au couteau de cuisine à la préfecture de police de Paris par un individu qui y travaillait. Il était converti à l’islam depuis 2008, le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’affaire.

2020
Le 3 janvier 2020, dans le parc des Hautes-Bruyères à Villejuif, un jeune homme de 22 ans, attaque à l’arme blanche des passants, en répétant “«Allah Akbar», tuant un homme et blessant gravement 2 femmes. L’individu sera par la suite neutralisé par une patrouille de policiers. Le jeune homme récemment converti à l’islam a perpétré cette attaque d’une «extrême violence» avec une «extrême détermination», selon les déclarations du Parquet national antiterroriste qui s’est saisit de l’affaire.
Le 5 janvier 2020, un individu connu de la DGSI et fiché S, armé d’un couteau et criant «Allah Akbar», est interpellé à Metz après avoir tenté d’agresser des policiers. La section antiterroriste ne s’est pas saisie de l’enquête.
Le 4 avril 2020, à Romans-sur-Isère, un réfugié soudanais, Abdallah Ahmed-Osman, crie «Allah Akbar», tue au couteau deux passants et en blesse cinq autres, leur demandant s’ils sont de confession musulmane.
Le lundi 27 avril 2020, en fin d’après-midi à Colombes (Hauts-de-Seine), le conducteur d’une voiture a percuté volontairement deux motards de la police à vive allure, les blessant gravement. L’auteur a fait allégeance à l’Etat islamique.
Le vendredi 25 septembre 2020, deux personnes sont grièvement blessées à l’arme blanche près des anciens locaux du journal Charlie Hebdo. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour “tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle”. Selon l’AFP citant des sources concordantes, l’assaillant de nationalité pakistanaise assurait “assumer son acte qu’il situe dans le contexte de la republication des caricatures (de Charlie Hebdo, ndlr) qu’il n’a pas supportée”.
Le 16 octobre 2020, un enseignant est décapité devant un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Son agresseur présumé est abattu par la police dans la ville voisine d’Éragny (Val-d’Oise).

«Sentiment (sic) d’insécurité» disent ceux qui, ce faisant, prouvent ainsi qu’ils sont parties prenantes, à un degré qu’il faudra bien un jour examiner, de ces actes terroristes. De même ceux qui, à longueur de temps, sur les plateaux de télévision des chaînes d’information continue, refusent qu’on puisse utiliser le mot d’ensauvagement, qui poussent des hauts cris non pas quand on décapite un homme mais quand on dit du décapiteur qu’il pourrait bien être un barbare! Rabelais faisait dire à Pantagruel : « Si les signes vous fâchent, ô quand vous fâcheront les choses signifiées!». Quand, en effet?

En son temps déjà, BHL et sa bande accablaient Jean-Pierre Chevènement qui, il y a vingt ans, parlait de «sauvageons» pour qualifier les délinquants. Rappelons que le mot signifie en horticulture un arbre non greffé, chacun peut ainsi mesurer la violence de l’insulte chevènementiste!

Pour mémoire, voici comment le journal Libération, dans son édition du 12 janvier 1999, commentait la chose: «C’est devenu une manie. Pour parler des jeunes délinquants, Jean-Pierre Chevènement dit “les sauvageons”. Le ministre de l’Intérieur avait découvert l’expression avant son accident. Dimanche, sur TF1, il a recommencé, affirmant qu’il faut lutter contre l’insécurité “sans surenchère ni démagogie”, qualifiant de “sauvageons” les mineurs multirécidivistes. Le même soir sur France 3, sa collègue Dominique Voynet a fait savoir que ce genre de formule ne lui plaisait pas. Et hier, le syndicat CFDT-Justice lui a reproché de “stigmatiser (sic) et d’exclure” les jeunes en difficulté en employant ce mot, et a demandé à être reçu au ministère.»

Dans L’Humanité du 19 juillet 2011, on pouvait lire ceci: «Sauvageon. Utilisé d’abord par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, il assimile les jeunes de banlieue à des hordes incontrôlées déferlant sur nos paisibles cités et les exclut de la société dite civilisée: “Les jeunes n’ont plus de repères, ils sont dépourvus de perspectives d’avenir. Ce sont de petits sauvageons qui vivent dans le virtuel. Ils passent plus de temps à regarder la télévision que devant leur maître d’école. Ils ne savent pas que, quand on tire avec un pistolet à la télévision, cela ne fait pas mal”.»

Déjà ces acteurs de la Soumission, pour parler le langage de Houellebecq, avaient abattu leur jeu avant que d’autres de leurs sauvageons chéris n’abattent des hommes…

Aujourd’hui, Mediapart accueille la contribution d’un dénommé «horslesmurs» (vive la lettre anonyme qui fit tant jadis pour envoyer dans les chambres à gaz!). Pour cet anonyme qui pousse au crime, le problème n’est pas que Samuel Paty ait été égorgé, non, pas du tout, vous rêvez, et puis quoi encore, mais que l’égorgeur qui menaçait la police d’une arme, et qui n’a pas réagi aux plusieurs sommations d’usage, ait été abattu par des fonctionnaires de police sous armés, sous entraînés, mal payés, insultés, méprisés, nullement soutenus par leur hiérarchie, exposés à la mort tous les jours. Selon le site islamo-gauchiste d’Edwy Plenel, ces policiers auraient probablement dû attendre d’être morts pour tirer à leur tour, d’être dans un cercueil pour riposter: ces gens-là n’aiment la police que baignant dans son sang et, de Robespierre à Daesh via Lénine,  les humains n’ont leur admiration que quand ils égorgent.

Une partie des français a ensuite manifesté sa solidarité sur le principe visqueux de l’empathie sucrée. Bon sang! Encore des peluches! encore des bougies! Encore des fleurs! Encore des dessins! Encore des pancartes à la con («Vous n’aurez pas ma haine!», «Je suis Samuel Paty»!). Quelle indécence, quelle obscénité, quelle vulgarité, quelle impudeur, quel avachissement! Imaginent-ils, ces gens-là, comment les égorgeurs qui attendent leur jour de gloire se rient de leurs nounours et de leurs poèmes, de leurs lumignons et de leurs roses blanches, de leurs bouts de cartons porteurs de sentences niaises? Quand cessera ce Munich de dessins de gamins et de bouquets bon marchés, de cierges laïcs et de jouets d’enfants? N’y-a-t-il que cela à opposer à la guerre menée par les djihadistes sur le sol français?

Il y avait, à cette manifestation parisienne, un grand dégingandé habillé comme dans les années soixante-dix qui jouait à la guitare la chanson d’Hughes Auffray: «Adieu monsieur le professeur, on ne vous oubliera jamais»! Une poignée de masqués du Covid chantait avec lui en chœur comme autour d’un bon feu de bois dans l’attente de griller des chamallows. Rire à gorge déployée des prochains soldats du djihad qui iront au combat prendre la suite de leurs camarades abattus puisqu’ils les croient au paradis avec des vierges à discrétion…

A vomir!

On trouvait aussi dans cette manifestation Jean-Luc Mélenchon, bien sûr, et sa bande islamo-gauchiste. Outre la députée Danièle Obono, bien connue pour son amour de la République et de la France, on y voyait également Eric Coquerel qui a détesté pendant presque un mois les gilets-jaunes qu’il assimilait à des fascistes avant qu’il ne leur fasse un baiser sur la bouche comme au bon vieux temps de l’URSS en escomptant bien leur voler leur colère – ce qui fut fait prestement.

Monsieur Mélenchon a eu beau défiler récemment dans une manifestation prétendument diligentée contre l’islamophobie alors qu’elle s’avérait antirépublicaine, antisémite, antiféministe, qu’elle a fait vociférer le cri de guerre des tueurs musulmans devant le Bataclan, il manifestait lui aussi en solidarité avec l’enseignant tué par un bras qu’il a contribué à armer idéologiquement par son compagnonnage avec l’islamo-gauchisme: Monsieur Mélenchon sait compter, il sait qu’il y a des millions de voix arabo-musulmanes à prendre et que les Tchétchènes sont seulement un peu plus de quinze milles…  Pas rentables dans les urnes les Tchétchènes, voilà pourquoi il a usé du bon schéma raciste de l’amalgame qu’il dénonce quand c’est le Rassemblent national qui y recourt: tous les Tchétchènes ont été stigmatisés, comme ils disent, avec force amalgames, comme ils disent encore! Monsieur Mélenchon croit encore que les stratagèmes purement électoralistes qu’il active depuis des années n’ont pas encore été compris! Faut-il qu’il soit niais…

Les amis de Monsieur Mélenchon, les Traoré, y étaient aussi, bien sûr! Pourquoi se priver d’une bonne rigolade! Ils y sont allés avec la finesse qui les caractérise habituellement: où l’on voit la sœur, dont il fut dit un temps qu’à La France Insoumise on lui cherchait une place en position d’éligibilité pour une consultation électorale à venir, qui tenait un carton sur lequel était écrit: «Mort en saignant» avec des taches d’encre rouge pour simuler le sang. C’est l’équivalent d’extrême-gauche d’un «Durafour crématoire» d’extrême-droite tristement célèbre mais je gage que le jeu de mot ne causera pas de dommages à la dame pour la suite de son existence. Qui a d’ailleurs porté plainte? Personne… On ne touche pas les Traoré. Ils sont intouchables, le pouvoir les craint eux et les leurs; il achète la paix civile en baissant la tête et en fermant les yeux.

Car la fachosphère de gauche est intouchable: tous ceux qui, depuis des années, par leur impéritie coupable, ont rendu possible le djihad mené sur la terre de France y allaient de leurs larmes de crocodile: le PS et son Hollande, le PCF et son premier secrétaire dont personne ne connait le nom, la FI, on l’a vu, les Verts, LR, LREM (autrement dit: un ramassis de LR, de PS, de MODEM…), l’UDI, il n’en manquait pas un. Ils sont au pouvoir depuis des décennies, mais ils ne sont responsables de rien et donc coupables d’encore moins…

Voilà pour quelles raisons, alors que le bon sens populaire montre la lune ensanglantée du djihad, ils regardent le doigt… Depuis des années ils crient au fascisme, au pétainisme, au vichysme, à l’hitlérisme contre quiconque dit que tout cela nous conduit vers le mur: le jour de la collision, ils jouent la partition des larmes et des soupirs, des haussements d’épaule et des regards levés au ciel! Honte à eux, honte à eux tous!

A quand, sur le principe du Tribunal Russell, un procès pour juger, comme y invite le rédacteur en chef de Charlie-Hebdo, les responsables intellectuels de l’état de guerre civile dans lequel nous nous trouvons?

Il y aura ce jour-là des circonstances atténuantes pour Patrick Cohen qui a dit dans un éditorial sur l’islam en France sur C’est vous le lundi 19 octobre: «il faut d’abord prendre la mesure de la guerre qui nous est déclarée». Non cher Patrick Cohen vous n’êtes pas devenu fasciste, vous n’avez pas viré votre cuti à l’extrême-droite, vous n’êtes pas désormais un compagnon de route du Rassemblement national comme vous l’avez si souvent reproché à ceux qui avaient le tort d’avoir eu raison avant vous: vous tenez juste enfin des propos de bon sens. Vous risquez de finir sur la liste noire de France-Inter dont vous aviez révélé un jour qu’elle existait puisque vous en étiez le Grand Inquisiteur à l’époque. Ce serait drôle!

Revenons aux acteurs de la soumission.

On ne s’étonnera pas de l’indigence de leurs propositions pour faire face à cette guerre civile menée sur le sol français, à ce djihad.

Xavier Bertrand qui se rêve en général de Gaulle pour les prochaines présidentielles et qui est un vieux routard de la politique politicienne donc, en tant que tel responsable de l’état actuel de la France, propose de mentionner la laïcité dans la constitution. Qui lui dira que, s’il l’avait lue, il n’aurait pas eu besoin d’aller bien loin puisque dès l’article premier on lit: «La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale». C’est sa première phrase… On imagine que les djihadistes en attente d’égorger seraient retenus par un surlignage en rouge de ce texte dans la constitution!

Dans le même esprit, Manuel Valls, Espagnol chez les Français, Français chez les Espagnols, socialiste chez les Marcheurs et Marcheur chez les socialistes, Clemenceau chez Hollande et défilant avec l’extrême-droite dans les rues de Barcelone, ce petit grand homme, donc, propose de changer la constitution. Avec Xavier Bertrand, ils font la paire! On tremble chez les djihadistes…

LREM veut fermer les mosquées radicalisées. Qui peut croire que fermer un bâtiment permette de sortir une bonne fois pour toutes de la tête des partisans du djihad leur idéal de guerre de civilisation? Ils se retrouveront dans des lieux clandestins où ils continueront de plus belle.

LR attaque les réseaux sociaux – nouvelle variation du doigt et de la lune. Autant assassiner le facteur qui apporte la lettre des analyses médicales qui annoncent un cancer… «Ne tuez pas le messager» disait déjà Sophocle dans Œdipe roi. Tout est sur les réseaux, et plus particulièrement sur le darknet: mieux vaut activer la cyber police sur les réseaux qu’il faut pour ce faire laisser libres.

Il y a peu, le président de la République lui-même proposait d’activer l’enseignement de l’arabe à l’école dans ce qui s’était annoncé comme un grand discours du quinquennat. Le Tchétchène de dix-huit ans qui a égorgé l’enseignant a passé la moitié de sa vie en France. Il parait probable qu’ignorant sans doute l’arabe, il eut fait un plus grand bénéfice à disposer d’un enseignement de qualité avec cours de français et d’histoire!

Marine Le Pen propose de baptiser nombre de collèges en France du nom de la victime! En voilà une mesure à même de terroriser les terroristes! Elle veut aussi une autre politique migratoire en France mais elle n’a pas compris que le pays ayant perdu sa souveraineté il n’en a plus les moyens tant qu’il restera dans la nasse maastrichtienne et qu’à défaut de Frexit, elle ne disposerait d’aucun levier pour agir sur l’immigration en France.

Mélenchon, on l’a vu, stigmatise les Tchétchènes. Dans un grand élan lepéniste, version Jean-Marie, il met tous les ressortissants de Tchétchénie dans un même sac et, horresco referens, il stigmatise, il essentialise, il généralise puis, à la fin, il fustige – il a trouvé le mécanisme du bouc émissaire! Encore un effort et le pont sera bientôt jeté entre FI et RN!

Via ses partis politiques, ses syndicats, ses associations, la fachosphère de gauche demande des moyens, des sous, de l’argent, des pépètes, du blé, de l’oseille. Elle veut des plans dans les banlieues, de l’éducation et de la culture – autrement dit des fresques murales et du rap, des maisons de jeunes et des ateliers macramés pour désarmer les djihadistes. C’est en effet désarmant…

Je n’ai plus souvenir de qui, mes notes sont éparses, mais un malin a proposé sur je ne sais quelle chaîne un numéro vert! Bonne idée, le vert est dans l’air du temps. Tapez 3615 aux heures de bureau, fermeture le week-end, pendant les ponts et pendant les vacances, tapez dièse, puis 1 si ceci, il me menace, ou 2 si cela, il m’a tuer (sic). Recommencez si la ligne a coupé.

Il y a aussi, on l’a vu, les bougies, les nounours, Hughes Auffray à la guitare, des bouquets et des dessins d’enfant, des bouts de cartons crayonnés avec des sentences neuneu, des vers de mirliton… On peut aussi s’abonner à Mediapart et, la bave rouge aux lèvres, inviter à poursuivre les policiers au tribunal parce qu’ils font leur métier au risque de leur vie chaque jour.

C’est bien beau me direz-vous, mais vous, que proposez-vous?

Non pas un homme providentiel mais un peuple providentiel. Je souscris pleinement à cette idée que la République c’est le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple. Qu’advienne le peuple providentiel qui arrache le pouvoir aux mains de ceux qui prétendent le représenter, alors qu’ils ne font qu’assurer la belle vie au capital, afin de prendre en main leur destin. On ne peut plus compter sur la classe politique qui montre son incompétence depuis des décennies pour mener ce combat de civilisation. Elle a failli, elle faillit, elle faillira.

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