Migrants: les propriétaires du terrain de Grande-Synthe se sentent abandonnés par l’État

Entre les huissiers et les dégâts, de petits propriétaires font face à des frais très importants. Mais la préfecture et les collectivités locales tardent à débloquer de l’aide.

Les forces de l’ordre ont procédé, le 16 novembre, au démantèlement du camp de migrants à Grande-Synthe. Louis Witter/AP

Il y a quelques jours encore, 1500 migrants vivaient sur leur terrain et l’avaient transformé en bidonville. Le démantèlement très médiatisé de ce «camp de Grande-Synthe» a en partie réglé la situation, mais Aurélie Ringo et son mari, Freddy, les propriétaires, ne décolèrent pas.

Pour obtenir cette évacuation, ils ont dû régler des frais d’huissier et d’avocat: «6000 euros environ. Tout est à notre charge. L’État ne nous aide pas du tout.» Pourtant, seuls les propriétaires privés d’un terrain occupé illégalement peuvent déclencher une procédure d’expulsion. «M. Darmanin a écrit mardi que c’était lui qui avait ordonné l’évacuation. Il oublie de dire que si on ne fait pas la démarche de saisir le tribunal, personne ne peut procéder à l’évacuation du camp. La préfecture nous a d’ailleurs mis la pression pour qu’on le fasse. Mais c’est nous qui faisons les démarches, nous qui payons et ça, personne ne le dit.» La facture s’alourdit de jour en jour. Après le démantèlement de mardi, certains migrants…

Des petits propriétaires dont le bien se degrade et perd de sa valeur.

Les amas de déchets laissés par les migrants sont toujours là.

«La préfecture dit que c’est il nous de les faire relirer!”

Les serrures et barrières sont détruites. La loiture du hangar a été découpée pour évacuer la fumée des feux de camp. Les propriétaires ont déjà un devis pour tout réparer: 400 000 €uros…

[…].

L’article complet: Le Figaro