Monte-Carlo : Le ras-le-bol du tennisman français Benoît Paire face aux mesures sanitaires et notamment l’absence de public

Le tennisman français s’est encore une fois épanché sur ses états d’âme après une défaite au premier tour de Monte-Carlo, le week-end dernier. “Je n’en ai rien à cirer… Me battre, pas me battre… On dit que c’est Monte-Carlo, mais on joue dans une ambiance d’une tristesse rarement vue. C’est comme ça, le circuit est devenu pourri“, lâchait Benoît Paire en conférence de presse, confortant un sentiment déjà exprimé cette année. En réalité, Benoît Paire est tel qu’il a toujours été, fidèle à lui-même.

Psychologiquement très atteint par les mesures sanitaires liées à la pandémie, et notamment l’absence de public, Paire n’accepte plus cette triste routine devenue son quotidien. Son envie à lui, c’est de rentrer à la maison, de quitter à tout prix “l’ambiance de cimetière” de Monte-Carlo, et cette vie de tennisman globe-trotter qui ne le rend plus heureux. “Dans n’importe quel milieu professionnel, privé d’une des composantes qui font le plaisir ou l’intérêt de ce métier, on perd quelque chose, une envie, explique Philippe Vaillant. Les tennismen ont quand même une vie très dissolue. Tout le monde pense que c’est génial, mais ça ne l’est pas tant que ça. Alors si, en plus, on perd le plaisir de jouer devant du public et faire un spectacle, c’est comme demander à un acteur de jouer dans une salle vide.”