Montluçon (03) : Norik Sargsyan, mécanicien arménien de qualité, dans l’obligation de quitter le territoire français (MàJ)

Un troisième cercle de solidarité a été organisé, samedi 15 mai, par le collectif qui se bat contre l’expulsion d’une famille arménienne installée à Montluçon (Allier). Environ 150 personnes étaient venues place Jean-Jaurès.

Un courrier a ensuite été déposé dans la boîte aux lettres de la sous-préfecture afin de demander un rendez-vous avec le sous-préfet pour lui exposer la situation de cette famille […].

Mécanicien reconnu pour la qualité de son travail, Norik Sargsyan a une promesse d’embauche d’un garage. L’homme a fait un recours contre son OQTF devant le tribunal administratif de Clermont-Ferrand […].

En attendant un rendez-vous avec le sous-préfet, un quatrième cercle de solidarité est prévu samedi 29 mai, à 11 heures, place Jean-Jaurès à Montluçon.

La Montagne

Environ 150 personnes

16/04/2021

Assigné à résidence à Montluçon (Allier), Norik Sargsyan voudrait être reçu par le préfet. Cet Arménien de 37 ans s’est vu refuser à quatre reprises une demande de régularisation de sa situation. Le dernier courrier de la préfecture de l’Allier, envoyé en date du 26 mars 2021, n’est pas très rassurant pour Norik Sargsyan et sa petite famille. « Je vous rappelle que vous êtes en situation irrégulière et dans l’obligation de quitter sans délai le territoire français », y est-il indiqué…

À quatre reprises déjà, ce réfugié arménien de 37 ans, qui a fui son pays en 2014 et vit aujourd’hui à Montluçon (Allier), a demandé à être régularisé. Sans résultat. Aujourd’hui l’affaire est entre les mains du tribunal administratif, qui doit statuer sur sa demande de titre de séjour.

« Menacé de mort »

En attendant, puisqu’il est assigné à résidence, Norik Sargsyan doit pointer deux fois par semaine au commissariat de police de Montluçon. Sa plus grande crainte est facile à comprendre : être expulsé de France et devoir retourner dans un pays où il est « menacé de mort ». Il n’en dira pas plus sur le sujet.

Pour moi et ma famille, c’est un stress permanent.

« Quand je croise un policier dans la rue, je change de trottoir. J’ai toujours peur qu’on m’embarque ». Le trentenaire a reçu de nombreux soutiens de la part de membres de Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), de la Fédération de parents d’élèves FCPE, du Secours populaire, mais aussi d’anonymes.

Une promesse d’embauche

Norik Sargsyan est donc arrivé en France en 2014. Après avoir séjourné quelques mois à Bordeaux, il est hébergé au Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) de Saint-Éloy-les-Mines, dans le Puy-de-Dôme. Puis en 2017, il rejoint la cité des bords du Cher. Logé par Montluçon Habitat et pris en charge financièrement par Viltaïs, Norik veut travailler. Il a justement une promesse d’embauche dans un garage montluçonnais, mais rien ne peut se faire sans titre de séjour.

Ses deux plus jeunes enfants sont scolarisés à l’école Jean-Rostand, tandis que l’aîné est au collège Jean-Jacques Soulier. Tous trois parlent français, comme Norik d’ailleurs, qui, tout en précisant qu’il n’a pas de casier judiciaire, demande à être reçu par le préfet de l’Allier. « Je voudrais juste lui expliquer ma situation, ce que je vis. Je ne comprends pas que cette histoire avec ma famille ne s’arrange pas ».

La Montagne