Montpellier (34) : Un élève demande si “Pierre” est vraiment un prénom, faut-il plus de mixité sociale dans les quartier sensibles ?

Alors qu’Emmanuel Macron se rend ce lundi à Montpellier pour une visite sur les effectifs de police, une représentante de parents d’élèves réclame un “décloisonnement” du quartier sensible de La Mosson sur l’extérieur.

En visitant un commissariat puis un quartier populaire de Montpellier, Emmanuel Macron défend lundi sur le terrain sa politique de “sécurité du quotidien”. Il ouvre une séquence sur la sécurité et a accordé un long entretien au Figaro dans lequel il affiche une “fermeté”, au moment où la France doit faire face, selon lui “à une forte augmentation des violences sur les personnes”.

A Montpellier, Manuella Delbecq est présidente de l’association des parents d’élèves de l’école élémentaire Marc Bloch dans le quartier des Hauts de Massane à Montpellier et était l’invitée de RMC ce lundi matin pour évoquer cette visite.

Ce quartier sensible proche du stade de la Mosson est le théâtre de divers incidents autour des écoles. Comme la fois où des enfants ont trouvé un sac à dos pensant qu’il appartenait à un enfant de l’école, l’ont ramené en classe alors qu’il était en fait plein de drogue. Les dealers ont accosté de nombreux élèves pour récupérer leur bien. Une situation inquiétante, mais Manuella Delbecq estime que le renforcement des effectifs de police ne résoudra pas totalement.

“Plus de policiers, mais pas que…”

Les choses sont en train de changer car il y a une prise de conscience des gens. L’insécurité est le symptôme d’une situation. Plus de policiers oui, mais pas que.”

Selon la mère de famille, le problème vient aussi de l’urbanisme et du cloisonnement des quartiers sensibles peu ouverts au monde extérieur.

J’espère que cette visite sera un prise de conscience de la situation particulière de La Mosson qu’il faut vraiment décloisonner. J’ai l’exemple d’une maman qui m’a raconté que son fils lui avait demandé si “Pierre” c’était vraiment un prénom. On veut retrouver une vraie mixité sociale.”

Nous sommes dans un quartier dortoir, il faut retrouver une vraie mixité sociale”.

Manuella Delbecq, parent d’élève à Montpellier, où se rend Emmanuel Macron aujourd’hui, témoigne de l’insécurité dans les écoles de ses quartiers. #ApollineMatin pic.twitter.com/xwCVhbbeec— Apolline Matin (@ApollineMatin) April 19, 2021

“Les choses changent, doucement”

Elle estime également que les gens se rendent de plus en plus compte des problèmes dans les écoles et note que la mobilisation des parents est de plus en plus forte.

“Il ne faut pas tout attendre, ni de l’Etat, ni de l’école. On aimerait que la co-éducation soit une vraie réalité. Pas juste sur le papier. Je pense que grâce à l’école on peut changer tout un quartier. Les choses changent, doucement, c’est ce qui motive, pour que tout le monde comprenne que l’intérêt commun à tous c’est l’enfant.”

BFM TV