Montpellier : Arrêté deux fois en 24h, interdit de séjour, un ex-mineur marocain est remis en liberté, «Vive Ben Laden!»

Un ex-mineur non-accompagné visé par une Obligation de quitter le territoire, arrêté deux fois à Montpellier a été libéré faute de place dans un centre de rétention administratif !

C’est le syndicat de police Alliance Hérault-Gard qui révèle l’information, ce lundi : un migrant interdit de séjour en France, arrêté vendredi, puis samedi à Montpellier, a été libéré faute de place dans un des centres de rétention administratifs -CRA– du Sud ! Les CRA de Sète, Marseille et Perpignan affichent complet. Le syndicat Alliance Police Nationale relève « non pas un sentiment d’impunité, mais, une réelle certitude d’impunité ».

Ancien mineur très connu des services de police et de la justice
Vendredi, la Brigade des chemins de fer de Montpellier, rattachée à la Police de l’air et des frontières de l’Hérault, contrôle un suspect en gare SNCF Saint-Roch : cet ancien mineur non-accompagné -MNA- de nationalité marocaine est très connu des services de police et de la justice. Vérification faite, ce jeune adulte fait l’objet d’une Obligation de quitter le territoire Français -OQTF- qui lui a été notifiée par la préfecture de l’Hérault. Mis à la disposition des policiers de la Sécurité publique au commissariat central, il a été remis en liberté illico sur les instructions du parquet de Montpellier, faute de place dans un des centres de rétention administratif de la zone Sud.

Insultes, crachats, et outrage
Samedi, ce sont cette fois les agents de la Sûreté générale -Suge-, la police ferroviaire qui repèrent cet interdit de séjour marocain traverser les voies en gare SNCF Saint-Roch et grimper dans un TGV immobilisé à quai, sans titre de transport et sans masque. La Suge reçoit le concours de la Brigade des chemins de fer pour interpellé difficilement le suspect. En effet, il insulte copieusement les agents, crache au visage de l’un d’eux, outrage l’institution policière et lance un « Vive Ben Laden ». Placé en garde à vue à l’hôtel de police, le jeune marocain a été remis en liberté de nouveau et devra répondre à une convocation pour être jugé en octobre au tribunal correctionnel. « Nous avons la quasi-certitude qu’il ne se présentera pas à l’audience », écrit Alliance Police Nationale.

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