Montreuil (93) : Le maire menace la région de porter plainte pour discrimination à cause des retards de bus

Il l’affirme ce mardi 27 septembre 2022, sur France Bleu Paris : le maire de Montreuil, Patrice Bessac, se dit prêt à porter plainte pour discrimination si le problème des bus en retard et supprimés, n’est pas réglé rapidement. Depuis la rentrée, près de 25% des bus franciliens ne roulent pas.

Il en a ras-le-bol et le fait savoir. “Franchement, les habitants sont exaspérés et ils ont raison“, souffle Patrice Bessac, maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Dans sa ville, à la lisière de Paris, les lignes de bus 102, 215 ou encore 301 ont régulièrement “40, 45 minutes voire 50 minutes d’attente pour vous rendre au travail“, poursuit le maire. Des usagers rapportent même jusqu’à 73 minutes d’attente, pour la ligne 102, le 22 septembre dernier. C’est pourquoi Patrice Bessac demande à Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, “de faire son travail : c’est-à-dire de faire en sorte qu’il y ait des chauffeurs, qu’on reprenne les horaires normaux de bus et qu’on interrompe ce processus de privatisation.

Je n’exclus pas de porter plainte pour discrimination devant les tribunaux” lance Patrice Bessac

Le maire de Montreuil n’exclut pas de se rendre, avec des habitants, devant le siège du syndicat des mobilités, si le nombre de bus n’augmente pas rapidement. Il affirme aussi à France Bleu Paris qu’il se réserve aussi le droit de “porter plainte pour discrimination devant les tribunaux. (…) Aujourd’hui il y a une discrimination à l’encontre des quartiers les moins desservis par les transports. Ne pas mettre les moyens en terme de chauffeurs de bus en terme de fréquences, c’est commettre un acte majeur d’injustice.” 

Depuis la rentrée, près de 25% des bus franciliens ne fonctionnent plus, faute de chauffeurs. C’est le thème d’une réunion entre la région Île-de-France et la plupart des opérateurs de transports (Transdev, Kéolis, RATP ou encore SNCF), ce mardi 27 septembre. Elle fait suite à une lettre envoyée par Valérie Pécresse, la présidente de la région, la semaine dernière à la RATP. Elle demande à la régie des transports parisiens d’agir pour régler le problème. 

France Bleu