Nantes (44) : « Ce qui se passe dans les autres grandes villes nous a rattrapés », plongée au cœur du centre-ville, miné par l’insécurité

Sixième ville de France, Nantes est en proie à une insécurité endémique et à la violence décomplexée de caïds, qui font régner la terreur jusque dans les rues piétonnes du centre-ville.

Rien, a priori, ne relie directement Nantes à Marseille – pas même le TGV dont la correspondance est à Paris. Mais Guillaume*, qui porte l’uniforme de policier depuis une vingtaine d’années, n’en démord pas : Nantes, c’est «la petite Marseille». Ce n’est pourtant pas le climat, ni l’accent et encore moins les calanques opalines. Non, le rapprochement tient en un seul mot : l’insécurité.

Rien, a priori, ne relie directement Nantes à Marseille – pas même le TGV dont la correspondance est à Paris. Mais Guillaume*, qui porte l’uniforme de policier depuis une vingtaine d’années, n’en démord pas : Nantes, c’est «la petite Marseille». Ce n’est pourtant pas le climat, ni l’accent et encore moins les calanques opalines. Non, le rapprochement tient en un seul mot : l’insécurité.

À l’instar de la cité phocéenne, la ville de Nantes est en proie à une insécurité endémique et à la violence décomplexée de caïds qui font régner la terreur jusque dans les rues piétonnes du centre-ville. «Ici, on prend cinq coups de couteau pour un téléphone portable», lance Olivier. Muté à Nantes en 2004, ce dernier a observé au fil des ans «la montée d’une violence sans limite. Avec, dans le centre-ville de Nantes, des fusillades à répétition et des agressions incessantes, pour des motifs toujours très futiles».

Le Figaro