Nantes (44) : Falmarès, prodigieux réfugié poétique, Ambassadeur de la paix, préfère « la mort » plutôt que de retourner en Guinée (Màj)

07/05/2021

À Nantes, Mohamed Bangoura, un jeune Guinéen de 19 ans, se débat contre un arrêté l’enjoignant de quitter le territoire français. Le lycéen, parfaitement intégré, travaille en alternance et publie aussi des poèmes, sous le nom de Falmarès, qui lui valent déjà une belle notoriété.

VENDREDI 23 AVRIL 2021. Dans leur chaumière bretonne, à Brec’h (Morbihan), au bout du fil, Joëlle et Armel Mandart entendent une voix désespérée : « Je vais commencer une grève de la faim. Elle aboutira à la régularisation de mon dossier ou à ma mort. »

Au téléphone, à Nantes (Loire-Atlantique), Mohamed Bangoura, jeune poète que le couple de retraités édite sous le nom de Falmarès, lit l’arrêté préfectoral notifiant qu’il est sous le coup d’une OQTF (obligation de quitter le territoire français) après le rejet de sa demande de titre de séjour. La direction des migrations et de l’intégration relève que Mohamed, élève de terminale en bac professionnel travaillant en alternance au service logistique de la Semitan (Société d’économie mixte des transports en commun de l’ agglomération nantaise), « présente un rapport éducatif et social favorable quant à son insertion dans la société française ». Mais les autorités soupçonnent le lycéen d’avoir triché sur son âge à son arrivée en France, en novembre 2017 – ce qu’il nie farouchement. Sa carte d’identité consulaire, émanant de l’ambassade de Guinée, mentionne qu’il est né à Conakry le 19 décembre 2001. Le document, aux yeux de la préfecture, « ne constitue pas un élément probant ».

Sitôt la menace d’expulsion connue, amis et employeur du jeune homme, mais aussi élus de tous bords, se mobilisent. Falmarès, sélectionné comme juré du prix Ouest-France Étonnants voyageurs, annonce à l’équipe du festival qu’il risque de ne pas être présent à Saint-Malo pour la proclamation des résultats, lors du week-end de la Pentecôte. Six heures plus tard, son histoire figure à la « une » du site de Ouest-France.

Face à la fronde, la préfecture de Loire-Atlantique rétropédale et accorde, dès le 26 avril, un sursis de six mois au jeune réfugié, afin que ce dernier engage la procédure visant à « attester de l’identité et de la qualité du signataire de l’acte d’état civil le concernant ». Hélène Dupré, thérapeute installée dans le Morbihan – qui a adoubé Falmarès comme un membre de sa famille – fustige « l’absurdité » de la situation et pointe « une machine administrative déshumanisée », notant : « Falmarès a amplement prouvé son humanité, son amour de la langue et du pays, ainsi qu’une volonté d’intégration incroyable. »

Falmarès est aussi « le septième petit-enfant de cœur » des Mandart et l’auteur phare de la maison d’édition Les Mandarines, structure associative que le couple a créée à la retraite. La rencontre du trio date du 21 juin 2018. Un soir de Fête de la musique au Bono, cité de 2 500 habitants, près d’Auray. « Falmarès a lu quelques-uns de ses poèmes et on a été scotchés par la qualité de ses textes, évoquant des souvenirs d’ enfance et le périlleux voyage qu’il a accompli », énonce Joëlle Mandart, ancienne professeure de français et de latin.

« La menace de la grève de la faim, ce n’était pas du calcul, prévient Armel Mandart, qui a exercé comme psychologue pour enfants et adolescents. Falmarès était déterminé, comme toujours. Comme lorsqu’on discute sur une formulation dans un de ses poèmes. Ce n’est pas pour rien qu’on dit qu’il est devenu breton, parce qu’il est vraiment têtu. »

Falmarès a quitté son pays natal après le décès de sa mère, emportée par une maladie foudroyante, morte « comme un vieil entonnoir de deux ans », écrit-il dans un poème. Dès lors, le havre familial a implosé, livre-t-il à mots couverts. L’instinct – « ou l’inconscient », souffle-t-il – l’a poussé à l’exil. Mali, Algérie, avant d’être conduit dans « un camp » en Libye. « C’était une cour fermée, dans laquelle j’ai attendu un mois que l’on appelle mon nom, raconte-t-il. Quand cela a été le cas, je me suis retrouvé entassé avec 170 personnes, dont des femmes et des enfants, dans un Zodiac, sans gilet de sauvetage. » Il relate sans pathos une traversée folle, le sauvetage par un navire italien, puis son arrivée dans un autre camp. C’est là que le virus de l’écriture l’a saisi pour assouvir « un besoin de lecture. Chaque soir, je relisais ma prose. Cela a été comme une forme de thérapie. Mais ce n’était pas encore une passion ».

À son arrivée en France, il est rapidement orienté vers la région de Vannes par des collectifs venant en aide aux migrants. Il dévore Borges, Césaire, Homère, Rimbaud ou Dante. Est repéré par Joseph Ponthus, auteur du roman À la ligne (La Table ronde, 2019) couronné du Grand Prix RTL-Lire en 2019, emporté par un cancer en février, qui le considérait comme un « ami », un « frère », un « fils en poésie », ainsi qu’il l’a couché dans une dédicace. « Joseph m’a ouvert beaucoup de portes, confie Falmarès. À chaque fois qu’il passait à Paris, il me mettait en avant. Il a lu mes poèmes à la librairie Gallimard et sur de nombreuses scènes. »

La suite ? Falmarès vise un BTS logistique et se verrait bien travailler dans ce domaine. Sans renoncer à l’écriture. Son troisième recueil doit sortir au début de l’été. Le couple Mandart rêve qu’une maison d’édition prestigieuse lui chipe son prodige. « On lui a déjà dit que, si une telle proposition survenait, il fallait y aller », sourit Joëlle Mandart. En attendant, Hélène Dupré s’inquiète de voir le jeune homme « encore dans la survie du fait de son insécurité administrative » et interroge : « Comment peut-on encaisser autant de traumas et rester debout ? » « On ne traverse pas le désert libyen pour le plaisir, répond en écho Falmarès. Je ne parle pas pour mon cas particulier mais, si un jeune a traversé mille épreuves pour gagner un pays et qu’il montre des signes d’insertion, il a le droit à sa chance.

Le Monde Mag


27/04/2021

Lundi soir, la préfecture a annoncé qu’elle laissait six mois supplémentaires à Falmarès pour effectuer une nouvelle démarche.

Un comité de soutien pour le poète

Des amis du jeune homme, réunis au sein du comité de soutien au poète Falmarès compte également demander à d’autres élus du territoire d’intervenir, “quelque soit la couleur politique, hormis l’extrême-droite”, affirme Gaspard Norrito, président du comité de soutien. “Nous trouvons cette décision complètement scandaleuse. La France est son pays de cœur. Falmarès ne peut pas revenir dans son pays, ce serait un traumatisme supplémentaire.”

. La semaine dernière, ce Guinéen de 19 ans appelé Mohamed Bangoura au civil rapporte avoir reçu de la part de la préfecture de Loire-Atlantique une obligation de quitter le territoire français (OQTF) d’ici à un mois. Une décision « absurde » et « injuste » qui l’a motivée à démarrer une grève de la faim, annonce-t-il sur Facebook.

Depuis, les marques de soutien, notamment du monde associatif et de la culture, affluent pour épauler le jeune homme, dont certains de ses textes, très remarqués, sont même édités dans plusieurs recueils, baptisés Soulagements (ed. Les Mandarines). Deux candidats aux élections régionales des Pays-de-la-Loire, Matthieu Orphelin (écologiste) et Guillaume Garot (PS), se sont aussi émus du cas de celui qui a quitté son pays en 2017, et ont interpellé le préfet. Dans un tweet, le président de la Semitan a fait de même, puisque en plus d’être poète, Mohamed est « un apprenti sérieux des ateliers de maintenance de la TAN, qui se destine à la préparation d’un BTS en alternance », écrit Pascal Bolo.

La préfecture donne un délai de six mois

Lancée par son éditeur, une pétition récoltait ce lundi après-midi plus de 3.200 signatures. Elle demande la régularisation du jeune homme et rappelle que Falmarès a été nommé «ambassadeur de la paix» par une association franco-suisse mais aussi qu’il vient d’être sélectionné pour faire partie du jury du festival des « Etonnants Voyageurs » à Saint-Malo. « Il y a d’autres Falmarès anonymes, ajoute Gaspard Norrito, président du comité de soutien du jeune homme, joint par 20 Minutes. Nous demandons au préfet que les autres OQTF décidées de façon injuste ces derniers temps soient également rééxaminées. »

Lundi en fin de journée, la préfecture a répondu aux sollicitations de 20 Minutes. Elle explique qu’elle a refusé le titre de séjour de Falmarès car celui-ci n’est pas en mesure de «prouver l’authenticité de son état civil», une démarche à effectuer auprès du consulat de Guinée. Elle annonce avoir décidé de lui délivrer «un récépissé de six mois», un document qui lui permettra de rester en France durant cette période.

20 Minutes

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26/04/2021

Après un parcours exemplaire, le jeune écrivain guinéen de 19 ans, Falmarès, vient de recevoir un avis d’expulsion de la préfecture de Loire-Atlantique. Plusieurs candidats aux élections régionales ont réagi, dimanche 25 avril. Dans la foulée, le préfet, interpellé, a annoncé « regarder de près le dossier dès lundi matin ».

Guinéen de 19 ans, Falmarès est en bac pro dans un lycée à Nantes, en alternance. Quatre ans après son arrivée en France, cet ancien mineur isolé a un parcours d’intégration exemplaire. Il a même été repéré pour son écriture et ses poèmes.

Et pourtant, vendredi 23 avril, il reçoit une lettre de la préfecture de Loire-Atlantique lui indiquant son expulsion à la date du 21 mai 2021, malgré « un rapport éducatif et social favorable à son insertion dans la société française ». Dans un communiqué, les comités du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) de Nantes et Saint-Nazaire soutiennent cette demande de régularisation.

« Le préfet va réexaminer la situation dès demain matin »

Après avoir relayé notre rencontre avec Falmarès, samedi 24 avril, sur notre site internet, et son intention d’entamer une grève de la faim ce lundi, plusieurs candidats aux élections régionales ont réagi sur Twitter, dont Guillaume Garot, député PS de Mayenne et chef de file pour les régionales.

Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, qui conduira la liste écologiste, a également réagi.

Dans la foulée, l’élu a adressé un courrier au préfet des Pays de la Loire, Didier Martin, ce dimanche, demandant de « réexaminer le dossier ».

« J’ai eu le préfet au téléphone ce matin et par mail, qui m’a remercié de l’alerte, confie l’élu ce dimanche matin. Il va réexaminer la situation dès demain matin. J’ai bon espoir que la situation trouve une solution. » Contacté ce dimanche, le préfet Didier Martin confie : « Je vais regarder ça de près, dès lundi matin, car cette affaire suscite apparemment beaucoup d’émotion. »

Le préfet va s’attacher à regarder le dossier de Falmares, en examinant l’authenticité des documents guinéens, ainsi que les éventuelles décisions de justice en lien avec le jeune poète.

Ouest-France

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25/04/2021

Après un parcours exemplaire, le jeune écrivain de 19 ans, Falmarès, vient de recevoir un avis d’expulsion de la préfecture de Loire-Atlantique. Il entame lundi une grève de la faim qui devra, dit-il, le conduire à son intégration, « ou à la mort ». Falmarès, né Mohamed Bangoura, le 19 décembre 2001 à Conakry en Guinée. Est un jeune poète d’expression française et actuellement lycéen en classe de terminale Logistique au CFA AFTRAL de Sainte-Luce Sur Loire à Nantes.

En 2016, âgé seulement de 14 ans, il quitte la Guinée après la disparition de sa mère et d’autres événements familiaux douloureux. Après avoir traversé le Mali, il travaille six mois sur un chantier en Algérie à Alger et Blida. Au lieu de le payer, son patron le confie à des inconnus pour l’envoyer en Libye. Sur place, il passe trois mois à Gibraltar. Victime de violences physiques et psychiques, il finit par embarquer sur un zodiac de sept (7) mètres où sont entassés 180 personnes direction l’Italie.

Arrivé en Italie, dans le camp pour « migrants » de Bolzano, il commence à écrire ses premiers vers en français. Au départ, il écrit non par passion mais pour « trouver le sommeil », il écrit la nuit et se relit ses propres poèmes pour s’endormir. Il rejoint la France en passant par Paris puis Nantes. Rapidement, il se rend dans les bibliothèques, rencontre le poète Michel L’Hostis et participe à des rencontres littéraires. Très vite, il est publié dans trois revues de poésie.

Aux fatidiques 18 ans, l’épée de Damoclès d’une expulsion a été son cadeau : « La préfecture me demande un passeport guinéen ». Une formalité impossible à accomplir pour le jeune homme qui a fui son pays.

Ô Bretagne ! Bel est cet été, bel est ton été. Tes kilos de lumières sur un nègre ; Le Morbihan dans ton sein, L’amour dans ton cœur. Un nègre t’admire »

C’est à Vannes, le soir de la fête de la musique de 2018, qu’il rencontre Joëlle et Armel Mandart des éditions Les Mandarines. En novembre 2018, à l’âge de 16 ans, il publie Soulagements, son premier recueil de poèmes (éd. Les Mandarines) avec la préface de Michel L’Hostis, poète nantais. Falmarès est alors souvent sollicité pour raconter son histoire et ses poèmes. Deux ans plus tard, à 18 ans, il publie Soulagements 2, son deuxième recueil de poésie aux même éditions que le premier, qui a un très bon écho dans la presse locale et nationale. Un recueil préfacé par la poétesse vannetaise Marylise Leroux. Un travail salué par le poète Nimrod. Ensuite il rencontre et lie l’amitié avec Joseph Ponthus auteur du célèbre roman « A la ligne, Feuillets d’usine » aux éditions de la Table ronde.

En 2020, Falmarès est nommé Ambassadeur de la paix entre France et Suisse.

Son troisième recueil devrait être publié au cours de l’année 2021. A la même année Falmarès reçoit « Prix Lycée » un concours de poésie organisé par l’association Europoésie en partenariat avec l’UNICEF. Il a été sélectionné 2021 comme membre du jury par le festival Étonnants Voyageurs.

Du déracinement et de l’isolement, Falmarès a tiré sa force. Le jeune migrant de 17 ans a trempé sa plume dans la peur et la peine pour noircir d’espoir les pages d’un recueil de poèmes qui prend aux tripes. « Soulagements » est un baume aux plaies de l’âme, à mettre entre toutes les mains. Il dédicacera son ouvrage au sein de son lycée, le mardi 29 janvier.

Falmarès a publié son premier recueil de poésies, « Soulagements », tiré à 500 exemplaires par la maison d’édition de Brec’h, Les Mandarines, créée par Joëlle et Armel Mandart.

Falmarès a publié son premier recueil de poésies, « Soulagements », tiré à 700 exemplaires par la maison d’édition de Brec’h, Les Mandarines, créée par Joëlle et Armel Mandart.

« On naturalise bien les footballeurs, pourquoi pas les poètes ? » plaide Joëlle Mandart, qui veut croire que la sensibilité poignante de Falmarès, ses associations jubilatoires et son invitation à l’émerveillement seront des preuves suffisantes de sa « phénoménale intégration ».

Il se déplace comme s’il glissait, un mince sourire aux lèvres, accrochant au loin son regard au vôtre. On y perçoit une étonnante clairvoyance, pour un gamin qui sort à peine de l’adolescence. Les épreuves de la vie ont fait grandir Falmarès plus vite. « Ma mère est morte dans mes bras, Dans l’amour, dans la gaieté et la félicité ; De ses enfants. Comme un vieil entonnoir de deux ans. Partie, sans dire au revoir, En un si long voyage sans retour ». Le phrasé est possédé, il frappe comme un marteau, au rythme de mots qui laissent un vide captivant à chaque silence. Falmarès est un poète qui s’est écrit tout seul. Né en 2001 en Guinée-Conakry, il a grossi le flot de ces déracinés qui échouent un jour sur un bout de terre loin de chez eux, repoussés par les vents mauvais de la guerre ou de la misère.

Écrire pour pouvoir lire et se sauver

Mineur non accompagné, Falmarès ne se présentera que sous ce nom. Du sympathique sobriquet dont l’apostrophait l’un de ses camarades, il a fait sa signature. Pour le reste, il n’est guère prolixe. Ne veut pas raconter les routes cahoteuses, les matins glacés, les soirs abandonnés d’espoir. Il dit : « Lisez d’abord ma poésie. Tout est là ».

Tout y est en effet. Par épisodes : la perte, de deuil, la route, l’écriture en Italie… Un passage important dans la vie du jeune homme, au point qu’il accepte de laisser dormir les vers pour nous narrer « comment » et « pourquoi » sur la terre : « C’est là-bas que j’ai vraiment commencé à écrire. Je suis passé par des moments difficiles. Je crois que j’ai été sauvé par l’écriture. Ça m’a donné envie de continuer à vivre. C’est arrivé en Italie, sur le chemin vers la France. On se trouvait dans un endroit pas très confortable, dans l’attente… J’ai ressenti le besoin de lire. C’était très fort. Mais il n’y avait aucun livre. Alors, je me suis mis à écrire, encore et encore. Je pouvais passer mes nuits à écrire, si je ne trouvais pas le sommeil. Et je lisais ensuite ce que j’écrivais ».

Falmarès édite son deuxième recueil aux éditions Mandarines. Il peut compter sur le soutien de Joëlle et Armel Mandart, ses éditeurs, pour enraciner sa poésie en Bretagne.

Les premières pages de Soulagements sont nées à ce moment. Notamment le poème « Quand j’aurai une enfant ». Oui, une. Plus tard, accueilli en France et d’abord à Nantes, Falmarès a poussé la porte des médiathèques comme un naufragé affamé qui découvre les clés du garde-manger. Il a tout dévoré. « Je connaissais bien avant la poésie mais j’ai découvert le vrai sens des vers à travers la lecture. Puis, ma professeure de Français m’a lu Rimbaud et Le dormeur du Val. Ça résonnait en moi. J’ai ensuite découvert la force des textes d’Homère, de Virgile… ».

Ses textes à l’incantatoire musicalité naissent toujours de son écriture appliquée. Parce que la main donne une autre saveur aux mots que l’ordinateur, étape ultime. Comme une sorte de journal intime d’août 2018 à décembre 2019, quarante poèmes naviguent entre souvenirs et impressions présentes, entre sa Guinée natale et les saisons de sa Bretagne d’adoption, sa découverte de Lourdes ou les lumières de Paris.

Pratique

« Soulagements », aux éditions Les Mandarines, Kergouarec. Brec’h. Tél. 02 97 24 56 43. Courriel : lesmandarines56@orange.fr. Falmarès dédicacera son recueil de poésie au lycée professionnel Jean-Guéhenno, 79 avenue de la Marne à Vannes, mardi 29 janvier, de 12 h 45 à 13 h 30.

Ouest-France