Nantes (44) : Un bidonville en zone naturelle protégée (Màj : les Roms expulsés, le terrain de foot désormais pollué et totalement saccagé)

29/04/2021

Après l’expulsion d’un camp de roms le 12 avril dernier du chemin du Fort, entre la Beaujoire et le quartier Saint-Joseph-de-Porterie, les riverains expliquent que le terrain qu’ils occupaient est pollué par des huiles de vidange et jonché de déchets, câbles électriques et ferrailles brûlées.

«Le terrain vient d’être sécurisé par Nantes métropole à l’aide de montagnes de terre et de tranchées​, indique Marie, une habitante qui vit à quelques dizaines de mètres des terrains. Le problème, c’est que l’autre terrain de football ​qui se trouve juste à côté a également été saccagé. Il est impossible pour les enfants de pratiquer une activité sportive. Elle aimerait que la municipalité rénove au moins ce terrain.

Depuis leur expulsion, les habitants de ce bidonville ont élu en partie domicile sur le site de la Chantrerie à Nantes et à Carquefou. Nous en avons marre de barricader nos espaces, tant privés que publics. ​En tant que citoyens, nous pensons que la situation est entre les mains de nos politiques.

Ouest-France

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05/04/2021

Les riverains du parc de la Roseraie, près de la Beaujoire, à Nantes, sont excédés. Une cinquantaine de familles Rroms se sont réinstallées sur un terrain de foot situé sur les rives de l’Erdre, après une procédure d’expulsion.

C’est un écrin de verdure dans le quartier de la Beaujoire, à Nantes. Un petit paradis pour les promeneurs à la lisière de la Roseraie, où ont poussé ces dernières années plusieurs pavillons. La rue du Fort longe la forêt et des terrains de sport, jusqu’à plonger dans l’Erdre. Au bout de cette rue, cinquante familles Roms se sont établies en 2017, sur un terrain de foot stabilisé, à quelques mètres de la rivière.

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La cohabitation avec les riverains n’est pas tranquille. Les allées et venues des véhicules, à grande vitesse, dans cette rue limitée à 30 km/h, la peur que des piétons soient renversés, la pollution générée par l’occupation sauvage du terrain… Les griefs se sont accumulés côté habitants, tous exaspérés.

Même s’ils précisent que les deux communautés, Roms d’un côté, riverains de l’autre, réussissent à se respecter, et ne veulent pas d’affrontement direct. On sent que le fil est ténu. […]

Ouest-France