Nantes. La manifestation contre le pass sanitaire attaquée par l’extrême gauche

À la fin de la manifestation contre le pass sanitaire samedi 31 juillet à Nantes, un groupe d’individus affiliés à l’extrême gauche a attaqué des manifestants.

Un témoin de la scène nous livre son récit sur ces incidents. Une version très divergente de celle diffusée par la sphère « antifasciste » nantaise depuis deux jours et notamment par Nantes Révoltée, média qui selon nos sources serait géré par un militant d’ultra-gauche très médiatique ces dernières années. Cette version « antifa » est pourtant largement reprise par la presse locale, qui semble donner de la crédibilité à un média qui draine une communauté traditionnellement peu avare en violences urbaines en tout genre, et cela depuis des années.

« Habitué des manifestations contre le Pass Sanitaire et pour les Libertés, j’avais décidé d’aller à cette nouvelle manifestation avec ma fille en bas âge, car il en va également de son avenir : je veux qu’elle puisse avoir une vie plus joyeuse et libre que celle qui nous est promise par le gouvernement.

J’ai suivi la manifestation dans son intégralité, dans un cortège qui était très hétérogène : gens de tous horizons sociaux, pompiers, soignants, motards, précaires, jeunes et moins jeunes mélangés dans une ambiance bon enfant. Peut être même trop vu la gravité de la situation, mais toujours est-il que les gens étaient heureux de se retrouver, de pouvoir tisser des liens sans « peur de l’autre ». Quelques slogans, des pancartes, tout était réuni pour une manifestation un peu molle mais joyeuse !

À partir du Château des ducs de Bretagne, je me suis retrouvé à côté d’une banderole sur laquelle était inscrite « tous unis contre le Pass Sanitaire », derrière laquelle se trouvaient des jeunes manifestants et des familles essentiellement. J’ai échangé avec d’autres pères de familles avec des enfants en bas âges comme moi, et certains jeunes, qui se souciaient de leur avenir professionnel mais aussi personnel dans un monde de moins en moins solidaire. Là encore, une bonne ambiance, un peu de musique électro sortait d’une enceinte, ce qui donnait un aspect plus festif.

Je suis resté à côté de ce groupe en suivant la manifestation jusqu’à être un peu avant le haut du cours St Pierre. C’est à ce moment que le cortège s’est fait gazer par les forces de l’ordre situées à côté de la cathédrale. À partir de là, j’ai vu tout en haut du cours, sur la gauche à côté des arbres 4-5 personnes capuchonnées, habillées de couleurs sombres, avec des masques et des gants noirs invectiver de façon très agressive les manifestants qui étaient dernière la banderole au message unitaire. Au début je pensais qu’il s’agissait de la Bac mais apparemment il s’agissait de militants d’extrême gauche et autres antifas qui voulaient en découdre (je me demande toujours pourquoi). À ce moment de jeunes manifestants ont dit aux familles de reculer avec les enfants car des personnes violentes allaient s’en prendre à nous.

Des manifestants sont donc allés de l’avant pour nous permettre de nous mettre à l’abri avec nos enfants, surtout que le gaz commençait à nous piquer les yeux. Et là toute suite d’autres militants d’extrême gauche, habillés en noir sont sortis d’un peu partout avec des cagoules et des ceintures et ont frappé les jeunes manifestants qui se sont défendus et ont échangé des coups avec les antifas. Le motif de cette attaque était, d’après des gens qui regardaient comme moi cette scène improbable, que certains manifestants étaient d’extrême droite. Je dois dire que s’il s’agissait vraiment du groupe avec qui j’ai échangé, je n’ai entendu aucun slogan d’extrême droite ou de discours autre que celui concernant la défense des les libertés collectives. Je ne sais pas évidemment ce que pensaient chacune des personnes présentes, mais rien ne permettait de l’affirmer.

J’ai vu par la suite, d’autres militants d’extrême gauche sortir des pièces métalliques qui semblaient lourdes et des poutres, d’un chantier situé juste à la gauche du cours St Pierre, derrière la cathédrale. Et là ils ont commencé à charger les manifestants, qui s’étaient regroupés. Pendant 5-6 minutes ce sont des scènes d’une extrême violence qui se sont déroulées, où 60-70 militants d’extrême gauche cagoulés et armés, dont les rangs grossissaient au fur et à mesure, ont attaqué une grosse dizaine de manifestants qui se défendaient comme ils pouvaient en relançant les projectiles qu’ils recevaient, ou en sortant leurs ceintures pour maintenir à distance des extrémistes violents.

Je n’avais jamais vu un tel déferlement de violence : gants coqués, ceintures, bouteilles, tessons, matraques télescopiques, poutres, torches tendues à hauteur de visage, pièces de métal, pierres, skateboard etc., c’était visiblement un groupe d’extrême gauche préparé et armé qui agissait. La scène a duré très longtemps, plusieurs minutes, où les manifestants ont résisté au mieux au groupe violent. Certains antifas se sont fait prendre leurs matraques en fer, que les manifestants ont retournés contre eux pour se défendre : ce sont celles que l’ont voit sur des images qui tournent sur les réseaux sociaux. Les projectiles volaient dans tous les sens, les gens étaient sidérés. De nombreux autres, comme moi, étaient dégoutés de se faire voler la manifestation par une extrême gauche violente et des antifas, qui n’ont fait que diviser et salir un beau moment de contestation.

Malgré l’intervention d’autres manifestants pour faire arrêter cette agression envers une partie du cortège, la violence a continué à augmenter, jusqu’au moment où les manifestants attaqués ont descendu les marches du cours St Pierre. À ce moment, deux manifestants sont tombés le long du mur, en haut des marches et ont commencé à être lynchés par une trentaine d’individus. On entendait « Tuez-les, tuez-les », c’était extrêmement violent. Des manifestants ont remonté les marches, se sont interposés pour protéger leurs amis et des coups ont à nouveau été échangés. À ce moment, la bande d’agresseurs est très nombreuse et hostile. Une scène de violence terrible que j’aurai aimé ne pas avoir à vivre avec ma fille.

Les jeunes manifestants agressés et d’autres, écœurés de cette violence sont partis vers l’arrêt de tram Duchesse Anne, et les forces de l’ordre ont chargé depuis le haut du cours St Pierre, repoussant ainsi pêle-mêle, milices d’extrême gauche, manifestants et familles, au pied du château.

Une super manifestation, festive et familiale s’est retrouvée gâchée et divisée à cause de la présence de militants d’extrême gauche violents et antifas qui ne venaient que pour en découdre, armés et préparés. Jusqu’à quand va-t-on tolérer la présence de ces fauteurs de troubles dans les cortèges pour la Liberté, eux qui ne sont là que pour agresser des manifestants dont la tête ne leur revient pas… Il serait temps que les manifestants s’organisent pour ne plus subir leur présence violente dans ces cortèges pacifiques.

Tout ce que je raconte est vérifiable : tout à été filmé en live sur Facebook par le médias « Vécu 2 ». Des antifas qui sortent des armes, des projectiles et qui attaquent le cortège, jusqu’aux lynchages et menaces de mort sur des manifestants, tout est sur Internet. Idem pour ce qu’on trouve sur Twitter : les captures d’écran Instagram d’antifas qui se vantaient d’aller à la manif avec des couteaux et des armes. Il n’y a qu’à aller voir.

Il serait temps que les manifestations nantaises ne soient plus minées par cette violence d’extrême gauche et les attaques des antifas, dont tout Nantes connaît la réputation. Les médias d’extrême gauche à Nantes déforment la vérité avec leur prise de position et leurs excès habituels, il est important de rétablir la vérité sur cette fin d’après-midi à la manifestation. Je continuerai de descendre dans la rue, mais sans ma fille. Je ne veux pas la voir s’habituer à la violence de ces milices. J’incite tous les gens honnêtes à filmer au plus près ces agressions pour que les doutes ne subsistent pas et que les mensonges ne puissent pas être diffusés ».