Neauphle-le-Château (78) : l’hommage à l’ayatollah Khomeini fait polémique

Alors que l’Iran vit une révolution violemment réprimée par la république islamique, le panneau à l’effigie de celui qui l’avait instaurée, l’ayatollah Khomeini, qui trône à Neauphle-le-Château, dans les Yvelines, où il avait vécu à la fin des années 70, crée la polémique.

Neauphle-le-Château, ce jeudi. Un panneau rend hommage à l’ayatollah Khomeini qui a vécu ici quelques mois avant de fonder la République islamique d’Iran.

Le panneau, situé sur un terrain privé de Neauphle-le-Château (Yvelines), est visible depuis la rue. On y découvre le visage de l’ayatollah Khomeini, le guide suprême de la République islamique d’Iran. Des femmes ont obtenu de la mairie la possibilité de le cacher. “Imaginez que votre voisin vous colle une photo d’Hitler en 4 par 3 dans son jardin, je pense qu’il ne faudrait pas 24 heures pour qu’on vienne la retirer. On trouve ça hallucinant que ce soit encore un lieu de pèlerinage”, dit Mona Jafarian, membre du collectif Femme Azadi.

Un lieu de pèlerinage pour certains chiites iraniens

En 1978, pendant 112 jours, la France a accueilli l’ayatollah Khomeini à Neauphle-le-Château. C’est depuis ce terrain qu’il a préparé la révolution islamique. Le 1er février 1979, il arrivait à Téhéran (Iran) dans un avion Air France. Dix jours plus tard, il proclamait la première République islamique. “La commune, elle n’a pas eu son mot à dire. Ça lui a été imposé, c’est arrivé comme ça, ça a été brutal”, raconte Elizabeth Sandjivy, la maire (SE) de Neauphle-le-Château. Depuis, la ville est devenue un lieu de pèlerinage pour certains chiites iraniens.  

FranceTV Info