Nîmes (30) : Fermeture d’une école coranique clandestine liée aux Frères musulmans

La préfète du Gard a pris un arrêté de fermeture concernant une association, soupçonnée d’abriter une école clandestine dispensant un enseignement inspiré des Frères musulmans.

Elle était dans le collimateur des services de l’État depuis sept mois. Selon nos informations, une association de loi 1901, soupçonnée d’abriter une école clandestine, implantée à Nîmes (Gard), a été investie par les forces de l’ordre, ce samedi 21 janvier, vers 10 heures. Une intervention ordonnée dans le cadre de la lutte contre le séparatisme, menée par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Dans les locaux de cette association, enregistrée sous le nom de Centre culturel d’éducation et de formation (CCEF), les policiers de la sécurité publique ont découvert une soixantaine d’enfants, dont six de moins de 6 ans, en train de suivre des cours de langue arabe. Une perquisition des lieux a permis la saisie de documents comptables et informatiques qui ont été placés sous scellés ainsi que de 850 euros en argent liquide. Les forces de l’ordre ont quitté les lieux, vers 12h45, sans incident. Toujours selon nos informations, la Préfète du Gard a pris un arrêté de fermeture à l’encontre de cette association.

C’était une école clandestine mais qui fonctionnait comme une école classique avec une feuille d’émargement notamment, confie une source policière. En juin 2022, les policiers du Renseignement territorial (RT) du Gard ont fait un signalement au tribunal judiciaire pour dénoncer les activités du CCEF. Sous couvert de dispenser des cours culturels en langue arabe et de soutien scolaire à destination de mineurs et de majeurs, les responsables de cette association sont soupçonnés d’avoir enseigné une pratique de l’Islam, en lien avec les conceptions de la confrérie des Frères musulmans ».

Travail dissimulé 

L’un de ses membres dirigeants est aussi présenté comme « proche de la mouvance frériste ». Toujours selon nos informations, une enquête préliminaire aurait également été ouverte, après le signalement du RT local, pour des faits de « travail dissimulé ».

Créée en 2016, cette association se présente sur son site internet comme « formatrice dans les langues vivantes », avec pour objectif « d‘aider des générations soucieuses de l’environnement social, écologique et bien d’autres aspects encore ». Sollicitée, à plusieurs reprises, l’association n’a pas donné suite.

Le Journal du Dimanche