Noam Anouar : « Je quitte la police car l’administration française ne me permet plus d’exercer mon métier »

Il y a quelque chose de pourri au sein de la police de France. On le savait déjà, mais ces derniers jours les scandales se multiplient comme jamais. Violences spectaculaires (et filmées) contre des journalistes et des réfugiés alors que la très controversée loi Sécurité globale est en cours d’adoption… Et puis ces images terribles révélées par nos confrères de Loopsider où l’on voit Michel Zecler, un producteur de musique, et des jeunes artistes dont un mineur, se faire tabasser et gazer avec une violence inouïe. La coupe était déjà pleine. Elle déborde.

Noam Anouar, policier, syndicaliste à VIGI, nous parle des manœuvres de certains syndicats de police pour faire de la diversion autour de “l’affaire Michel”. Ce lanceur d’alerte, qui a par le passé tiré la sonnette au sujet des violences contre les Gilets jaunes, du racisme au sein de l’institution policière ou de l’islamisme radical, évoque plus globalement le malaise au sein de l’institution. Une institution qu’il a décidé de quitter, comme son collègue et camarade de syndicat Alexandre Langlois. Il explique au Média pourquoi il ne peut plus s’épanouir professionnellement, en tant qu’agent de la force publique, dans la France de 2020.