Noisy-le-Sec : exécuté pour avoir tenté d’acheter de la cocaine avec de faux billets

L’homme de 35 ans avait été tué par balle le 17 août dernier à Noisy-le-Sec sur fond de vente de cocaïne qui a mal tourné. Son meurtrier présumé a été mis en examen à Bobigny en début de semaine.
Illustration. Le suspect 26 ans a été arrêté après l’assassinat de Patrick. 

Rémi (le prénom a été changé) aura tenté sa dernière escroquerie. Mais en tentant de flouer un trafiquant de cocaïne, il a pris de trop grands risques. Ce Camerounais de 35 ans a été tué par balle le 17 août dernier à Noisy-le-Sec.

Il est 12h45 ce mardi 17 août, lorsque les forces de l’ordre sont appelées rue de la Chasse à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Les policiers découvrent Rémi, assis dans une voiture avec une balle dans la tête. Son beau-frère, présent sur les lieux du drame, explique que les occupants d’un autre véhicule ont ouvert le feu sur eux. « Les tireurs ont abandonné leur automobile sur place avant de prendre la fuite à pied », souligne une source proche de l’affaire. Les enquêteurs du service départemental de police judiciaire de Seine-Saint-Denis sont chargés de mener les investigations. Ils comprennent rapidement qu’il s’agit d’une transaction portant sur des stupéfiants qui a mal tournée.

Grâce aux indications de plusieurs témoins, les fonctionnaires mettent la main sur un sac en papier brun qui avait été jeté derrière un muret. Il contient 800 g de cocaïne, d’une valeur d’environ 50 000 euros, conditionné sous forme d’ovules. Les forces de l’ordre retrouvent également dans la voiture des agresseurs une somme de près de 34 000 euros en faux billets de 50 euros. Rémi est conduit à l’hôpital où il décède dans la nuit.

Le propriétaire de la voiture se constitue prisonnier

Le beau-frère, âgé de 26 ans, explique, en garde à vue, que Rémi lui avait demandé de l’accompagner pour acheter de la cocaïne avec des faux billets de 50 euros. « Mais alors qu’il venait récupérer la drogue, les dealers se sont rendu compte qu’ils avaient été floués et ils ont ouvert le feu », souligne notre source. Après leur départ, le beau-frère a tenté de cacher la drogue et une arme avant l’arrivée de la police. Il a été déféré, mis en examen avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Les enquêteurs ont compris que le tueur est venu au rendez-vous avec sa propre voiture. Se sachant recherché, ce Guyanais de 26 ans s’est constitué prisonnier le 23 août dernier dans les locaux de la PJ de Bobigny. Il a été placé en garde à vue. Durant les interrogatoires, il a préféré garder le silence. Le lendemain, il a été mis en examen et écroué à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

Le Parisien