“Nos vies étaient devenues trop petites”: récits de migrations

Qu’est-ce qui pousse les migrants à tout quitter et à affronter tant de dangers pour arriver en France ? Témoignages d’un ancien sauveteur de l’Aquarius et d’une journaliste.

Il y a moins de trois semaines, 130 personnes embarquées sur un rafiot trouvaient la mort en Méditerranée. Partis de Libye, ils n’ont jamais pu attendre l’Europe, l’Eldorado qu’ils visaient. Selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations, ce sont au moins 453 migrants qui sont morts depuis le début de l’année en tentant de rejoindre nos côtes. Les récits de ces traversées sont cauchemardesques mais la mer n’est souvent qu’une étape parmi d’autres dans ce périple.

Parmi ces exilés, des hommes bien sûr, mais aussi de plus en plus de femmes, d’adolescents, et de jeunes enfants. La pandémie de Covid-19 n’a d’ailleurs en rien freiné cet exode des pays du Maghreb et de l’Afrique vers l’Europe. Depuis le 1er janvier dernier, plus de 8.000 personnes seraient arrivées en Italie et sur Malte. On mesure mal combien il faut de courage pour affronter de telles épreuves. Un appel à réfléchir à la figure du migrant, un appel également à s’engager pour plus de fraternité envers les plus pauvres de ce monde.

Depuis plusieurs années, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants risquent leur vie pour fuir leur pays à bord d’embarcations de fortune. Comment ces gens ont pu tout quitter en frôlant la mort pour venir jusque chez nous. L’occasion également de rendre hommage à ceux et celles qui se dévouent, et prennent le large pour sauver ceux qui peuvent encore l’être.

INVITÉS

  • Antoine Laurent, officier de la marine marchande, ancien membre de l’Aquarius, auteur
  • Marie-Françoise Colombani, ancienne rédactrice en chef et éditorialiste à Elle, auteure