Orléans : «Je l’ai blessé? Je m’en bats les …» déclare le Nigérian à la Présidente du tribunal

Originaire du Nigéria, en France depuis quelques années seulement, Caro Osas a besoin d’une interprète pour bien suivre l’audience lors de laquelle il est jugé, ce mercredi 12 mai, en comparution immédiate pour des violences commises en prison.

C’est bien en français qu’il déclare face à la présidente, ce mercredi, au sujet d’une de ses victimes, un surveillant pénitentiaire : “Je l’ai blessé ? Je m’en bats les couilles !” Une phrase qui résume l’attitude grossière et désinvolte du prévenu à la barre, comme dans son quotidien, visiblement.

Insultes, morsures et crachats

En effet, à quatre reprises, entre le 30 septembre 2019 et le 4 février 2021, d’abord au centre pénitentiaire de Châteauroux, puis à celui de Saran, l’accusé, la vingtaine, a tantôt insulté, tantôt mordu, tantôt craché sur des surveillants.

Au total, trois agents, mais aussi un médecin, ont subi l’agressivité de l’individu. L’un d’eux s’est vu prononcer une incapacité totale de travail de trois jours. “À Châteauroux, je n’ai touché à personne, craché sur personne”, assure Caro Osas.

“À Saran, en janvier 2020?? J’ai craché au sol, pas sur le surveillant.”

Le détenu se dit victime de racisme est de persécution

L’homme est actuellement incarcéré au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand (Saône-et-Loire). Il est placé en détention provisoire depuis novembre 2018 dans le cadre d’une information judiciaire pour meurtre.

Une expertise psychiatrique a notamment révélé qu’il s’agissait d’un “sujet impulsif”, ne présentant pas “d’état délirant”. Le détenu dit perdre son calme face aux agents car il est victime de “racisme”  et de “persécution”.

Son avocate a beau plaider que son client “parle toujours comme ça”, pour la procureure de la République, “cette violence verbale, cette grossièreté, la multiplicité des victimes et des lieux où les faits se sont produits” méritent au moins 18 mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Et c’est cette peine que le tribunal a prononcé. Il devra, en outre, indemniser les parties civiles.

La République du Centre