Le Teilleul (50) : Le peintre Omar, l’un des fils d’Oussama Ben Laden, vend ses toiles dans une brocante de village normand (Màj)

03/04/2021

Installé en Normandie avec sa compagne depuis plusieurs années, Omar Ben Laden, l’un des fils du terroriste responsable des attentats du 11 septembre, voit ses peintures exposées à la vente ce samedi 3 avril dans une brocante du Teilleul dans le sud Manche.

C’est une actualité qui ne manque pas de bouleverser le quotidien relativement tranquille d’une petite commune du sud de la Manche. Le Teilleul et ses 1600 âmes accueillent depuis plusieurs jours une exposition un peu particulière. Omar, l’un des fils du terroriste Oussama Ben Laden, devenu normand d’adoption, expose 17 peintures destinées à la vente à l’occasion d’une brocante.

Pour la première vente qu’il réalise dans le monde, Omar nous fait le plaisir et l’amitié de nous confier une partie de ses œuvres.” – Pascal Martin, brocanteur et conseiller municipal à Gorron

L’annonce faite le 1er avril via la page Facebook du brocanteur et de sa femme n’était pas un poisson d’avril. Des peintures signées OBL 2021 surplombent désormais les allées où se mêlent vêtements, meubles et de multiples œuvres d’art. Le résultat d’une amitié nouée entre les deux hommes, Omar étant au départ, client de Pascal Martin.

“Quel est l’avenir de quelqu’un qui est le fils d’un terroriste ?”

Le professionnel a donc tout naturellement accepté d’exposer les œuvres de son nouvel ami. “Comme tout artiste, on retrouve dans son œuvre ce qu’il a vécu. J’y perçois à la fois une enfance un petit peu heureuse en Arabie Saoudite, les Ben Laden étaient une famille très aisée, mais aussi le fait qu’il a vécu des choses horribles. Son père l’a amené dans les montagnes en Afghanistan vivre dans les trous”, analyse le brocanteur en attrapant un tableau.

C’est quelqu’un qui a été en contact avec la mort depuis sa plus tendre enfance et qui doit aujourd’hui se reconstruire et trouver un but, une finalité à sa vie. Quel est l’avenir de quelqu’un qui est le fils d’un terroriste à travers ce qu’il a fait dans le monde entier ?

Sur l’un d’eux, une route d’un noir profond se perd dans l’horizon d’une nuit sombre. Pour Pascal Martin, la scène façonnée résume plutôt bien l’esprit qui se dégage de cet ensemble de toiles. “Le côté naïf de la peinture expressionniste montre une certaine nostalgie de l’enfance. Elle est mêlée avec beaucoup de mouvements, de couleurs sombres et témoigne de tourments. Il semble poser les questions “où est ce qu’on va, qu’est-ce-que je fais, quel est mon avenir ?” poursuit-il.

Il semblerait que le style et peut-être le nom de l’artiste aient convaincu des acheteurs ; deux tableaux ont déjà été vendus. Si le magasin ferme ses portes samedi en raison du confinement, le propriétaire assure qu’il est toujours possible d’effectuer une acquisition par téléphone.

France3

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04/03/2021

Omar Ben Laden, le quatrième fils d’Oussama Ben Laden, a trouvé refuge dans l’Orne, en Normandie. Là, il s’adonne à sa nouvelle passion : la peinture.

Depuis la Normandie, où il vit avec sa femme, Omar ben Laden, le quatrième fils de l’ancien chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden, s’est reconstruit grâce à sa passion pour la peinture. L’homme de 39 ans explique être captivé par l’art depuis sa tendre enfance. « Certains membres de la famille de ma mère sont très artistiques. Ma mère adore peindre, tout comme l’une de mes sœurs. Mon oncle était aussi un très bon artiste. Alors le besoin de dessiner et de peindre coule dans mon sang » détaille-t-il.

Peignant essentiellement des paysages, du désert du Nil jusqu’au Far West américain en passant par les montagnes de Tora Bora, où son père est allé se cacher après les attentats du 11 septembre 2001, Omar ben Laden a réalisé une douzaine d’œuvres lors de l’année écoulée. Auprès de Vice, il raconte qu’à l’âge de 7 ans, il dessinait de « belles images » des chevaux de son père et se souvient du moment où sa maîtresse a décidé d’accrocher un de ses dessins au mur de la classe. Un souvenir indélibile qu’il décrit comme « le seul moment heureux » de son enfance.

Au cours des douze derniers mois, Omar Ben Laden, qui est âgé de 39 ans, a ainsi peint plus d’une douzaine de toiles empruntant à l’Art naïf : des montagnes de Tora Bora, où son père s’était réfugié, en Afghanistan, jusqu’au désert de l’Arizona. Il confie que « ce besoin de dessiner et peindre coule dans son sang » et que sa mère « adore peindre ». Grâce cet art, il a pu atteindre un « semblant de paix avec lui-même », révèle-t-il.

Un citoyen comme un autre

Dans ce même entretien, il revient sur son enfance marquée par la « violence » de son père, qu’il a vu pour la dernière fois quelques mois avant les attentats du 11 septembre 2001. Jusqu’à ce qu’il trouve refuge en Normandie, Omar Ben Laden a payé cher son patronyme. De l’Égypte à l’Espagne : aucun pays ne voulait de lui, comme l’attestent de nombreux articles. En Normandie, lorsqu’il n’est pas devant son chevalet, il s’occupe de ses chevaux, son autre passion.

Vice