Paris, Bordeaux, Lyon… Frappés par le Covid-19, les centres-villes des métropoles dépérissent

Avec la crise sanitaire, les quartiers les plus vivants de l’Hexagone se sont vidés. Cette désaffection risque de durer. Les édiles s’inquiètent.

La plus belle avenue du monde s’est muée en une triste vitrine de la crise. Depuis mars, la vie a ralenti sur les Champs-Élysées: touristes fortunés, hommes d’affaires et badauds ne se pressent plus sur ses larges trottoirs. Les terrasses sont fermées, les «flagships», ces magasins qui sont la vitrine internationale d’enseignes de mode, n’ont qu’une activité résiduelle. Ils côtoient des locaux commerciaux vacants, des restaurants et des cinémas fermés.

Frappés par le Covid-19, les Champs-Élysées présentaient plusieurs comorbidités: sur 100 visiteurs, 72 sont des touristes ; une grande part des salariés du quartier est en télétravail. «L’impact sur l’activité est gigantesque, déplore Jean-Noël Reinhardt, président du Comité Champs-Élysées. L’avenue est une loupe de la vie normale. Quand ça va bien, ça va beaucoup mieux ; quand ça va mal, c’est pire qu’ailleurs. À long terme, les Champs vont conserver toute leur attractivité. […]

Le Figaro