Paris : « C’est moi qui parle », Ian Brossat (PCF) s’en prend vivement à Rachida Dati

Au Conseil de Paris, ce mercredi, l’adjoint à la mairie a exigé le silence de la cheffe de l’opposition, provoquant le courroux des Républicains.

L’ambiance était tendue, ce mercredi 13 octobre, au Conseil de Paris. Alors que Ian Brossat prenait la parole sur la question des logements sinistrés, Rachida Dati lui a visiblement coupé la parole dans l’hémicycle. Une interruption que l’adjoint à la mairie de Paris, chargé du logement, n’a pas tolérée.

C’est moi qui parle. Quand j’étais prof à Sarcelles, les élèves se taisaient, donc vous allez faire pareil », a-t-il lancé à la cheffe de l’opposition parisienne, d’après des images relayées par BFMTV, où l’on peut entendre des applaudissements.

N’importe qui sait, dès l’âge de 8 ans, que quand on parle, on n’interrompt pas, quels que soient le lieu et l’endroit », a poursuivi Ian Brossat malgré les invectives de Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, qui n’apparaît pas sur les images retransmises par BFMTV. « Je m’en fous, je m’en fiche. Vous n’êtes pas là pour raconter votre vie ! » a-t-il conclu avec véhémence.

Pour Les Républicains, la réaction de l’adjoint au logement ne passe pas. Le groupe a jugé ses propos « méprisants et discriminants » et exigé des excuses publiques.

« Des propos stigmatisants et discriminatoires »

Le clash entre Ian Brossat et Rachida Dati a provoqué un tollé dans les rangs de la droite. Sur Twitter, plusieurs personnalités ont fustigé l’adjoint communiste. À commencer par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, qui affiche son « soutien » à l’ancienne garde des Sceaux. « Aucun désaccord politique ne peut justifier ces attaques indignes d’un élu de la République », a de son côté tancé Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France et candidat à la présidentielle. Le groupe Changer Paris s’est également exprimé publiquement, dénonçant « l’absence d’Anne Hidalgo » qui approuverait ainsi « les propos stigmatisants et discriminatoires tenus par son adjoint dans l’hémicycle ».