Paris : Clandestins et Gilets noirs battent le pavé

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Des centaines de personnes ont défilé à Paris le 22 août à la veille du 24e anniversaire de l’expulsion des sans-papiers de l’église Saint-Bernard. Les manifestants réclamaient notamment la régularisation des sans-papiers et des logements pour tous.

Des militants et organisations de défense des sans-papiers ont rassemblé, le 22 août, plusieurs centaines de personnes à Paris pour demander régularisations et logements pour tous.

Cette manifestation a eu lieu à la veille de la 24e commémoration de l’expulsion des sans-papiers de l’église Saint-Bernard. Le 28 juin 1996, des centaines de sans-papiers avaient occupé l’édifice religieux pour une action coup-de-poing visant à contester leur irrégularité, à protester contre leur situation et à dénoncer au passage les «lois Pasqua», durcissant les conditions d’obtention d’un titre de séjour. Le 23 août de la même année, ils étaient finalement exfiltrés de l’église par les forces de l’ordre.

24 ans après, les sans-papiers vivent toujours dans les mêmes conditions précaires

«24 ans après, les sans-papiers vivent toujours dans les mêmes conditions précaires», écrivent des organisateurs sur la page Facebook de l’événement.

Les manifestants demandaient notamment la «liberté de circulation et d’installation de tou.t.e.s», la régularisation de «tous les sans papiers», des «logement pour tou.t.es», la «fin des centres de rétention» ou encore que «justice soit rendue à tou.t.e.s les migrant.e.s victimes de violence policière».

Les Gilets noirs manifestent contre les «gérants-matons» de foyers

Dans le même temps, le collectif des Gilets noirs, qui exige lui aussi la régularisation de tous sans-papiers était aussi mobilisé à Paris. Leurs manifestants ont, pour leur part, réclamé «du respect» de la part des gérants de foyers et des policiers, souhaitant par exemple mettre fin aux «foyers-prisons» et aux «gérants-matons».

Les Gilets noirs se sont notamment rendus devant le foyer des Terres-au-Curé (résidence sociale dans le XIIIe arrondissement de Paris).

Shafaqna

7 Commentaires

  1. “Ça va pas du tout pour nous”.
    Ben pour nous non plus, et c’est encore pire.
    Nous n’avons pas la menace des “explissions” (d’ailleurs, vous nous plus, puisque ça fait des années que vous êtes là), mais nous sommes pressés comme des citrons pour vous accueillir, avec vos familles et vos proches…

    • Nous avons la menace des agressions, viols et meurtres qu’ils commettent, c’est bien pire que le retour au pays…
      Et d’ailleurs nous, de pays, nous n’en n’avons bientôt plus à cause du nombre d’allogenes qui traînent dans nos villes.
      C’est vrai, la France, il y a des endroits où ce n’est plus la France….

  2. Hallucinant !
    Pas un mot dans les médias aux ordres qui tartinent à longueur de journées sur les méchants français qui ne portent pas leur masque et qu’il faut traquer jusque sur les plages et les marchés, avec l’interdiction de se réunir à plus de 10 sous peine d’amende à 135 balles !!

    Je vois pas beaucoup de flics agiter leur carnet à souche dans ce grouillement, et guère d’inquiétude de la presse à propos de la fabrication d’un nouveau “cluster”….

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