Paris : « Dégage PD ! Ici, on est en France, tu dis des mots dans ton dialecte qui m’inquiètent », deux policiers visés par des plaintes pour racisme, antisémitisme et homophobie

La Ville dit prendre l’affaire “très au sérieux”. Deux plaintes ont été déposées pour “injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion par une personne chargée de mission de service public” et “harcèlement moral” au sein de la police municipale de Paris.

Une information confirmée par la mairie de Paris à BFM Paris Île-de-France, qui précise également qu’une procédure disciplinaire a été ouverte.

Deux agents, l’un d’origine africaine et l’autre de confession juive, rapportent des agressions physiques ainsi que des propos racistes, homophobes et antisémites tenus par un chef de service et un chef de brigade. Ce dernier avait par ailleurs déjà mis en cause en 2021 alors qu’il appartenait à la Direction de la prévention de la sécurité et de la protection (DPSP).

Propos racistes, homophobes et antisémitisme

Deux enquêtes on été ouvertes à la suite des deux dépôts de plainte. Les protagonistes de l’affaire ont par ailleurs été reçus en interne par leur hiérarchie, indique la Mairie de Paris. Les deux agents mis en cause doivent, eux, se présenter à un entretien avant le mois de septembre prochain. Ils ont tous deux le droit d’être accompagnés d’un avocat ou d’un syndicaliste pour assurer le principe du contradictoire. 

On attend les résultats de l’enquête. La ville prend ces plaintes très au sérieux”, indique quant à elle la Ville de Paris à BFM Île-de-France. Malheureusement, de tels faits peuvent arriver dans toute entreprise privée ou administration. Si c’est avéré, la Ville de Paris s’engage à prendre les sanctions nécessaires. Nous sommes vigilants et mobilisés pour lutter contre toutes formes de discrimination.” 

Les auteurs présumés risquent une sanction qui peut aller du simple rappel à l’ordre à la révocation. En mai dernier, sept policiers de la BAC de Nancy, qui traitaient notamment l’un de leurs collègues de “bougnoule” ou encore de “bicot“, avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis, des interdictions temporaires ou définitive d’exercer leur métier ainsi qu’à des amendes allant jusqu’à 2000 euros.

Bfmtv.