Paris : La municipalité subventionne à Barbès une « Maison des coursiers », à hauteur de 35.000 euros, pour accueillir et aider les livreurs migrants

C’est un lieu unique qui vient d’ouvrir à Paris, dédié aux livreurs à vélo. Ces travailleurs précaires peuvent depuis peu, entre deux courses, faire une halte à la Maison des coursiers, au 70 boulevard Barbès, dans le XVIIIe arrondissement de la capitale. Le projet, soutenu par l’association AMLI (pour l’Accompagnement, le Mieux-être et le Logement des Isolés), est financé via une subvention de la ville à hauteur de 35.000 euros. Les livreurs peuvent y faire une pause, mais également bénéficier d’une aide administrative et juridique.

C’est l’aboutissement de près d’un an de travail. L’idée a en effet été lancée au mois de novembre 2020 par le groupe communiste en conseil d’arrondissement du XVIIIe, face au constat que les plates-formes de livraison (Uber Eats, Deliveroo, Just Eat…) «n’offrent même pas aux livreuses et aux livreurs un abri pour se reposer, pour se mettre au chaud, même pour aller aux toilettes».

Une subvention de la Ville de 35.000 euros

Le lieu, constitué d’un espace commun de 125 m2 et de trois bureaux, est pour l’heure ouvert seulement le week-end, entre 12h et 19h, avant de passer à quatre jours par semaine à partir de janvier. Gérée par l’association CoopCycle, la Maison des coursiers offre, en plus d’un lieu de repos où déjeuner ou recharger son téléphone, une aide administrative et une permanence syndicale.

Les livreurs, en particulier sans-papiers, peuvent notamment y être informés de leurs droits et obtenir une aide juridique. Pour ceux qui le souhaitent, y est également proposé un accompagnement pour trouver un emploi de livreur salarié dans une coopérative ou en insertion-emploi, voire pour monter sa propre structure ou rechercher un travail dans un autre domaine.

Le projet, soutenu par l’association AMLI (pour l’Accompagnement, le Mieux-être et le Logement des Isolés), est financé via une subvention de la ville à hauteur de 35.000 euros, votée en Conseil de Paris en décembre dernier.

Pour les initiateurs du projet, l’installation de ce type de structure devrait être de la responsabilité des plates-formes de livraison. Ils espèrent donc qu’à terme, celles-ci prendront le relais. L’inauguration officielle de ce nouveau lieu de solidarité doit intervenir fin octobre ou début novembre.

Le Figaro