Paris : La sénatrice LR Joëlle Garriaud-Maylam, épinglée pour un déjeuner à l’hôtel Meurice, plaide son bon droit

La sénatrice LR Joëlle Garriaud-Maylam a partagé mercredi 14 avril un «déjeuner de travail» à l’hôtel Meurice, a-t-elle confirmé ce vendredi à l’AFP, plaidant de son bon droit, après avoir été épinglée par Mediapart dans la continuité de la polémique sur les «dîners clandestins».

La sénatrice représentant les Français de l’étranger estime n’avoir «rien à se reprocher», malgré le contexte de crise sanitaire, confirmant avoir déjeuné, pour un «rendez-vous professionnel», avec un client de l’hôtel, Christian Kälin, «avocat zurichois de passage à Paris», selon Mediapart. «Dans ce cas précis, il s’agissait donc d’un déjeuner de travail, non dans la salle de restaurant, mais servi en espace privatif par le room service, ce qui est parfaitement autorisé dans le respect du protocole sanitaire», indique la sénatrice.

«Le déjeuner ce mercredi était le seul moment disponible sur nos agendas respectifs dans les deux jours qu’il passait à Paris», précise-t-elle. «Le restaurant du Sénat ne permet plus hélas d’inviter des personnes extérieures. La seule solution était un déjeuner de travail frugal dans son hôtel où Christian Kälin avait réservé une suite à cet effet. Et c’était parfaitement légal», ajoute-t-elle. La sénatrice s’interroge sur le fait que «des données de son agenda électronique semblent avoir été dérobées pour être transférées à Mediapart».

Joëlle Garriaud-Maylam a fait l’objet récemment d’un avis du comité de déontologie du Sénat relatif à un signalement de suspicion de harcèlement dénoncée par un collaborateur. Réuni le 25 mars, le Bureau du Sénat a considéré que «si les faits n’étaient pas constitutifs de harcèlement (…), ils révélaient la nécessité que la sénatrice, pour se conformer à ses obligations d’employeur, s’engage pour une durée minimale d’un an dans une démarche d’accompagnement individualisé en matière de management».

Le Figaro