Paris : Le boum des fonderies d’or clandestines tenues par des Sri-Lankais

C’est une étonnante découverte qu’ont faite les policiers, mercredi 17 février à Paris. Lors d’un contrôle dans un laboratoire photo, les forces de l’ordre ont mis au jour un véritable trésor. En effet, dans l’arrière-boutique se trouvait une fonderie clandestine ainsi que des bijoux, des montres, des lingots, des pièces d’or, des diamants, et plus de 125.000 euros en liquide.

Le gérant du magasin, un Sri-Lankais de 55 ans, qui n’a pas pu justifier de la présence de ces objets, a été placé en garde à vue. Il est soupçonné de recel, vol, blanchiment en bande organisée et travail dissimulé. “Le contrôle d’une boutique, suspectée de travail illégal, par les policiers de Paris Xe et de la DRPJ a révélé une… fonderie clandestine : Saisie de plus de 125.000 euros en liquide, plus des bijoux et des pièces de monnaies anciennes. Interpellation du gérant, ne pouvant justifier de la présence de ces objets“, a indiqué sur Twitter, photos à l’appui, la préfecture de police.

Dix jours plus tôt, une première fonderie artisanale avait été découverte dans le sous-sol d’un autre commerce du suspect. Désormais, les enquêteurs de la Brigade de recherche et d’investigations financières (BRIF) vont chercher à comprendre à quoi étaient destinées ces activités clandestines et à qui profitait ce butin. Le gérant du labo photo serait un proche des Tigres, un mouvement de séparatistes sri-lankais, dont il pourrait être un collecteur de fonds.

Capital