Paris : L’extrême gauche dénonce des placements en rétention lors d’une « mise à l’abri » de migrants

Plus d’un millier de personnes qui occupaient un parc en bordure de Paris ont été mises à l’abri le 4 septembre, dont plus de la moitié dans d’autres villes de France. Des associations dénoncent onze placements en rétention dans le cadre de cette opération de mise à l’abri.


… Samedi 4 septembre, 1 210 personnes, essentiellement des personnes étrangères qui campaient depuis trois jours parc André-Citroën devant la préfecture d’Île-de-France à Paris pour réclamer un toit, ont été emmenées dans des bus vers des hébergements. Utopia 56, tête de pont avec le DAL du Collectif Réquisition à l’origine de cette occupation, a d’abord salué « une petite victoire ». Trois jours après, le Collectif déchante et dénonce ce mardi des « déplacements forcés » et des « placements en centre de rétention. »

[…] 670 personnes ont été emmenées dans plusieurs villes de province, à Lille, Strasbourg, Rennes, Metz, Dijon, ou encore Besançon […].

Ministère de l’intérieur et associations s’accordent en revanche, chacun de leur côté, sur les nombreux retours à Paris de personnes emmenées en province à l’issue de cette mise à l’abri. « Je dirais que près de 60 % des familles envoyées en province sont reparties immédiatement vers Paris », estime Didier Leschi, le patron de l’Office français de l’immigration et l’intégration.

[…]

La Croix