Paris : Plongée au cœur du système ubuesque du stationnement payant des deux-roues

Avec ses nouvelles règles de stationnement très contraignantes et un tarif exorbitant, la maire de Paris rend la vie difficile aux conducteurs de deux-roues, même pour leurs déplacements professionnels.

Les propriétaires parisiens de scooter ou de moto l’ont donc découvert à la rentrée : ils doivent désormais payer leur stationnement. Et comme ils pouvaient s’y attendre avec la mairie, le système est abominablement complexe… et les tarifs exorbitants. Pour y voir plus clair avec ces nouvelles règles, nous avons tenté d’obtenir des explications de la mairie. Le service de presse nous a répondu : «Impossible, ils sont tous débordés».

On ne s’en étonnera pas : les explications du site internet sont si lacunaires que le service de téléconseillers est submergé sous les appels. Nous avons donc enquêté par e-mail interposés ; puis, maintes fois appelé les conseillers au 39.75. Enfin, nous avons pris un rendez-vous, incognito, au Service du stationnement, rue du Château des rentiers, à l’extrême sud du 13e arrondissement. En effet, l’inscription obligatoire même pour les deux-roues électriques nous étonnait, de même que la limitation à 6 heures maximum de stationnement pour un tarif astronomique : jusqu’à 37,50 euros pour ces 6 heures. Ce que nous avons découvert au fil de notre enquête dépasse l’entendement.”

Si vous êtes un particulier et que la carte grise est à votre nom, le système au service administratif en ligne «FranceConnect» fonctionne plutôt bien. Mais gare à vous si vous utilisez le scooter de votre partenaire ! Seule la personne titulaire de la carte grise pourra accomplir les démarches. En revanche, si le deux-roues appartient à votre entreprise, l’affaire se complique sérieusement. L’accès à FranceConnect vous est interdit. Vous devez aller sur le «guichet pro» de la maire de Paris. Or pour accéder au «guichet pro» vous ne pouvez pas utiliser le profil que vous avez créé sur Paris.fr. Il vous faudra en générer un autre, en veillant surtout à ne pas utiliser la même adresse email, au risque de bloquer le service (Même si vous êtes en nom propre ou auto-entrepreneur).

En allant sur ce «guichet pro» après avoir fourni tous les renseignements exigés : attributs, nom, adresse, Siret, Siren et autres… vous atteindrez la fameuse case NAF – ce code donné par l’INSEE selon votre activité. Sur les quelque sept cents codes NAF existants, la mairie a décidé que 10% d’entre eux seulement étaient éligibles au tarif spécial «pro mobile». Si votre code NAF n’est pas éligible, le site se bloquera en affirmant que votre code est faux. Rassurez-vous, il est bon, mais vous n’avez pas le feu vert pour vous inscrire. Même si vous avez un scooter électrique !

Avez-vous le bon NAF ?

Qui plus est, selon que vous serez «pro sédentaire» comme fabricant de beurre (il y en a beaucoup dans Paris intramuros!) ou réparateur de montres, le tarif ne sera pas le même que celui proposé à un «pro mobile» comme un avocat, ou à un transporteur ferroviaire de voyageurs ! Un photographe (code 7420Z) aura droit au tarif sédentaire, mais pas… au tarif mobile ! Les bureaucrates de la mairie imaginent sans doute que ses caméras se déplacent sans lui. Un jardinier obtiendra la carte, mais pas un journaliste, alors que l’imprimeur y aura droit.

Pourquoi certaines professions sont-elles éligibles et d’autres pas ? Il y a visiblement des trous dans la raquette… Un de nos lecteurs qui s’étonnait de ces lacunes a écrit à Anne Hidalgo :

«Bonjour, (…) mon code NAF ne me donne pas la possibilité d’accéder au forfait Pro mobile sachant que je suis déclaré aux services à la personne, et que j’exerce uniquement au domicile de mes clients en tant qu’éducateur sportif. Je vous fais cette demande dans l’espoir d’avoir accès au forfait Pro mobile (…)» La mairie lui a répondu par email : «Si votre activité n’est pas répertoriée, vous n’êtes pas éligible au régime de stationnement professionnel. La liste des activités éligibles a été votée au Conseil de Paris, en concertation avec les chambres consulaires, elle est exhaustive.» Fin de la discussion.

Alertés par ce lecteur, nous avons interrogé l’Hôtel de ville sur son cas précis. On nous a répondu «Situation qui n’est pas anormale, cette profession n’est pas éligible, il n’a qu’à être Kiné» (sic). Nous avons insisté en composant le 3675. Un conseiller plus habile suggère de changer de code Naf pour être éligible : «qu’il devienne sophrologue par exemple». Le porte-parole de la Mairie nous explique que «la liste établie pour les véhicules légers a été transposée au 2 RM. (sic) Une réflexion est en cours pour voir si des évolutions seront apportées».

Quant au scooter électrique de notre PME, il n’est toujours pas inscrit. Pour comprendre pourquoi, nous appelons le 3975. Le temps d’attente est démesurément long, mais les conseillers sont plutôt sympathiques. Dialogue :

«C’est normal, répond le télé-conseiller, je vais vous expliquer comme obtenir le stationnement résidentiel.»

«Mais je suis une entreprise avec un scooter électrique.»

«Pas grave. Il faut aller sur Paris.fr, et vous connecter avec votre profil particulier.»

Aidés par le conseiller, nous nous lançons dans l’opération. Euréka ! Nous réussissons à aller jusqu’au bout de la démarche, et le lendemain un email confirme le succès de notre demande et l’obtention du stationnement «résidentiel».

«Et maintenant, comment puis-je faire pour inscrire le scooter électrique afin de stationner dans tout Paris ?»

«Il faut nous écrire ou prendre rendez au service du stationnement.»

Le 22 août, une lettre est donc adressée au dit-service, avec copie du kbis, avis de situation au répertoire Sirene et carte grise. Ce courrier postal n’a toujours pas reçu de réponse au jour de la rédaction de cet article. Nous nous en inquiétons bien avant :
-« Nous devons avoir du retard », lance pudiquement le porte-parole de la Mairie.

Nous insistons au 3975 :

« Par prudence, prenez rendez-vous. »

Une usine à gaz et une machine à cash

Premier rendez-vous disponible : le 5 septembre.

Nous voici donc en route pour le 22, rue du Château des Rentiers, à deux pas du quartier chinois du 13e arrondissement, juste avant le boulevard Massena.

Avant d’entrer dans les lieux, un premier cerbère vérifie la véracité de notre rendez-vous. Sans convocation, l’accès aux conseillers est interdit. Un 2e factotum nous demande de nous laver les mains avec du gel hydroalcoolique, puis appuie un bouton qui délivre un numéro d’ordre estampillé «avec rendez-vous». Mais puisque «sans rendez-vous» n’existe pas ?

«…»

Nous nous installons. Heureusement, le temps d’attente est très limité. Nous sommes promptement reçus par une conseillère :

«Bonjour Madame. Je viens car je vous ai écrit pour une société dont le code Naf n’est pas autorisé, et qui a immatriculé un scooter électrique.»

La dame a l’air perplexe:
-«NAF, scooter électrique, société, répète-t-elle. Vous avez votre Kbis et votre carte grise ?»

La voici donc fouillant dans les profondeurs de son ordinateur. Une autre préposée surgit. Debout, postée derrière le siège de sa collègue, elle fronce les sourcils. Elle sent que sa collègue est un peu perdue. Elle lui propose de prendre la relève, et prend sa place.

De nouveau :

«Code Naf ? Immatriculation ? Kbis ?»

La recherche est lancée. L’ordinateur ne ronronne pas. Il mouline. Un grand sourire (oui oui) éclaire son visage :
-«Monsieur, votre demande a été traitée le 1er septembre et elle a été acceptée. Je vous imprime le reçu.»

«Merci, mais pourquoi vos services ne m’ont pas prévenu ? Ça m’aurait évité toutes ces démarches, et de traverser Paris – où je ne peux pas stationner avec mon scooter – pour venir jusqu’à vous?»
-«En cas de traitement positif, nous ne répondons pas.»

«Mais comment savoir si ma demande est acceptée, si vous ne me répondez pas ? »

«…»

La situation est d’autant plus ubuesque, qu’après notre rendez-vous au Service du stationnement, la mairie finit par nous répondre.

«Votre inscription n’est pas nécessaire. Votre entreprise n’en a pas besoin. Tout véhicule à basse émission est éligible au droit ‘visiteur’, donc à 6h de stationnement gratuit» Alors qui croire ?

Mais puisque j’étais dans la place si jalousement gardée du «Service du stationnement», autant en profiter pour poser quelques questions, dont celle qui me brûlait les lèvres. Qu’en était-il de ces 6h de stationnement maximum autorisés (même pour les scooters électriques dont le stationnement est pourtant gratuit) ? En effet, pour quelqu’un qui va de rendez-vous en rendez-vous, comment s’opère le décompte ? Imaginons un scénario : une heure pour un premier rendez-vous, puis une interruption, le temps de changer d’adresse. Le deuxième rendez-vous s’éternise. On entame une troisième heure… Celle-ci sera-t-elle comptée au prix fort ? Ou est-elle considérée comme un nouveau stationnement, et facturée au tarif de la première heure ? C’est que le prix va croissant au fil de la journée. Si dans les 9 premiers arrondissements de Paris, la première heure est facturée 3€, la 6e heure grimpe à 9€. Ce qui fait une moyenne de 6,25€ de l’heure.

La dame réfléchit. Elle hoche la tête, puis :

«Attendez un instant. Je reviens. Je vais voir ma collègue.»

Quelques minutes plus tard, elle est de retour, dubitative. Elle fouille de nouveau dans son ordinateur. J’ai un peu honte de la confronter aux incohérences délirantes des décisions de son administration. Je tente de la détendre en lui précisant que je ne la tiens pas pour responsable de ces opérations, qui me rappelle les problèmes de trains et de fuite de réservoir dont on nous torturait à l’école. Elle lâche alors son ordinateur, prend sa tête dans ses deux mains, et me dit, les yeux dans les yeux :

«Monsieur on avait déjà les voitures et maintenant on a les deux-roues ! c’est tellement compliqué.»

Surgit sa collègue, un polycopié à la main, qui semble représenter des copies d’écran.

«Monsieur votre question est très juste, mais nous n’avons pas appris la réponse».

Les deux dames sont perplexes. Mon interlocutrice lance alors :

«Il faut qu’on demande à Hakim. Il saura.»

«Oui, mais est-ce qu’on peut le déranger ?»

«…»

«Alors ?»

«Sinon, il faut aller voir Madame N… mais elle est occupée.»

C’est mon jour de chance. Madame N…passe par là. Je réitère la question. Réponse immédiate :
-«Pour recommencer avec le tarif de la première heure, il faut que vous changiez de zone de stationnement. Chaque arrondissement est divisé en plusieurs zones. Il suffit de passer de l’une à l’autre.»

Voilà une réponse concise. Je me réjouis :

«Merci. Mais comment connaître les zones de stationnement ?»

«Elles sont inscrites dans les applis». dit-elle.

Je demande à vérifier. Non, les zones ne sont pas indiquées dans les applis de paiement.

Après enquête, nous découvrons que pour les trouver, il faut consulter le site Paris.fr, et consulter la carte interactive – d’ailleurs bien faite – qui, selon votre adresse, vous indique les 4 zones auxquelles vous avez droit pour le stationnement résidentiel.

Nous sommes presque au Nirvâna. Mais hélas, tout paradis a son serpent. Celui-ci n’y échappe pas. C’est qu’il faut savoir que Paris est divisée en 160 zones qui subdivisent les arrondissements. Et que, c’est là que le bât blesse, dans chacune de ces zones, il y a des voies éligibles au stationnement résidentiel ou sédentaire pro, et des voies « rotatives » qui n’acceptent pas ce tarif préférentiel.

Un peu plus tard, nous ne résisterons pas à la tentation de reposer la question des 6h à la Mairie de Paris. Histoire de vérifier. Après tout, les réponses avaient divergé pour l’inscription de notre scooter. Nous nous félicitons de notre prudence : dans un premier temps, on nous répond : «Le stationnement est fractionnable par ¼ h (donc paiement de 15 min si le scooter a stationné 15 min et pas une heure). Pour chaque nouveau stationnement, la règle se répète». L’affirmation est ensuite corrigée par un autre mail Si je me suis déplacé, je paie de nouveau le tarif d’1 h».

Empêcher les trajets domicile-travail, surtout pour les banlieusards

Voilà pour la facturation. Mais pourquoi avoir limité le stationnement à un maximum de 6 heures ? «Pour favoriser la rotation des véhicules et permettre un partage de l’espace public. Cela permet à chaque visiteur de trouver une place disponible». Certes, on ne peut qu’approuver. Mais ce que la mairie ne dit pas, c’est la vérité : cette règle a été établie en priorité pour empêcher les déplacements domicile/travail, en particulier ceux des banlieusards.

Pour se dédouaner, la mairie a mis au point un système de carte d’abonnement, qui fonctionne avec une soixantaine de parkings (à la place des 140 annoncés en conférence de presse), très inégalement répartis dans la ville. Par exemple, les 2è, 3è ou 9è arrondissements n’ont qu’un seul parking autorisé. L’immense 18è seulement 3. Et aucun dans les 19e et 20è arrondissements. Mais là encore, le tarif est exorbitant. Pour un travailleur lambda le coût de l’abonnement au centre de Paris est de 990 € par an, auquel s’ajoute 1,2 € de l’heure. En se référant à la durée légale du travail pour calculer la facture annuelle, on atteint 3213 € par an !

Il ne faut pas confondre cette mesure avec les propositions de location au mois, dans un parking dédié des bailleurs sociaux, dont l’offre est très restreinte dans les quartiers de bureaux. La Mairie ne dispose d’ailleurs pas d’une liste de cette offre. Pour se la procurer, il faut consulter un par un les sites des bailleurs, comme celui la RIVP, ou de Paris Habitat. Par exemple, sur le site de la RIVP, au départ du Figaro 14 boulevard Haussmann, le parking le plus proche est à 1,4 kilomètre.

Autre question de taille : pourquoi un véhicule électrique qui peut stationner gratuitement a-t-il besoin de prendre un ticket chaque jour ? «Afin que la Ville puisse contrôler la durée du stationnement.»

Les véhicules électriques sont soumis comme les autres à une limitation de 6 heures maxima par jour. « Les contrôles sont effectués par interrogation de la base informatique qui enregistre les paiements réalisés, à partir de l’immatriculation du véhicule qui doit être saisie correctement, de manière strictement identique à celle mentionnée sur le certificat d’immatriculation, explique la Ville. Si l’immatriculation saisie est erronée, le système ne pourra pas renvoyer au contrôleur l’information relative au paiement réalisé, et un Forfait Post-Stationnement (FPS) sera établi. »

Attention à la célérité de la police municipale : nous avons vu des scooters, pourtant bien garés sur des emplacements motos, mis en fourrière à 19h50 parce qu’ils avaient dépassé la limite fatidique des six heures maximum.

Pour régler le stationnement, la capitale de la France a choisi trois sociétés aux résonances anglo-saxonnes : Paybyphone, qui a été rachetée en 2016 à Volkswagen Financial Service. Cette société répond en fait au nom de «PayByPhone Technologies Inc», et la juridiction compétente en cas de litige est… la province de Colombie-Britannique au Canada ! Le deuxième opérateur est la société hollandaise« NowPark» qui a été rachetée par «Easypark», un groupe suédois présent dans 3200 villes, et qui a subi une importante attaque informatique le 29 août dernier. Enfin, «FlowBird»qui, comme son nom ne l’indique pas, a son siège social à Neuilly-sur-Seine, et dont l’ancêtre s’appelait la «Compagnie des compteurs» devenue aujourd’hui le leader mondial de l’horodateur. Quel pourcentage prélèvent donc ces opérateurs pour leur prestation ? «Les deux opérateurs sont rémunérés via un marché, nous dit la mairie, ils doivent pour l’heure effectuer chacun 2000 contrôles / jour. Ils ne sont absolument pas rémunérés sur la base de dressement de FPS.»

Toutes les applications que nous venons de citer exigent évidemment une carte bancaire (même pour un scooter électrique dont le stationnement est gratuit !) À chaque stationnement, «ParkNow« – par exemple – envoie une facture dont le montant s’élève, pour une moto électrique, à… 0 €.

Réserver l’usage du deux-roues motorisé aux CSP+

Pour la verbalisation, la mairie a lancé un appel d’offres qui a été gagné par deux sociétés. Quoiqu’elles aient pourtant fait beaucoup parler d’elles en 2018, lors de leurs débuts parisiens. Rappelez-vous : «Streeteo» avait connu des débuts calamiteux, quand elle avait repris le rôle des Pervenches dans la verbalisation :«Amendes infligées par des agents non assermentés , des milliers de contrôles fictifs (avec notamment de fausses mentions de type «PMR» – personne à mobilité réduite – pour éviter d’effectuer des contrôles sur place), 4000 amendes envoyées par erreur aux habitants de Rueil-Malmaison, des dizaines majorées pour retard de paiement, alors qu’elles n’avaient jamais été envoyées», alertait Le Figaro, le 15 octobre 2018.

Quant à «Moovia», ses agents ont connu plusieurs démêlés avec la police. En 2019, sur 100.000 recours déposés, la moitié ont abouti… Pour les deux-roues motorisés, chacune s’est engagée à effectuer 2000 contrôles quotidiens, réalisés par du personnel à pied. Pourquoi dès lors ne pas confier ces missions aux bonnes vieilles «Pervenches» ? Impossible ! Celles-ci ont été démises de leur fonction et ont intégré la «police» municipale de Paris, et ses 3800 agents. Vous les avez sûrement déjà vus sortir à quatre d’un Kangoo, pour verbaliser un véhicule en stationnement gênant. Mais… plutôt que d’employer à ce qu’il sait faire ce personnel pléthorique, la Mairie a préféré faire appel à des sociétés privées.

Enfin il y a le prix. Extravagant, on l’a dit : 37,50 € la journée, soit une moyenne de 6,25 € de l’heure au centre de Paris. (Pour rappel, le smic horaire est à 11,07€).

David Belliard, adjoint à la maire de Paris en charge «de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie», a souhaité que les deux-roues motorisés paient la moitié du prix d’une voiture. Pourtant, lorsque ses services créent un espace dédié moto, ils réservent 1,25m à chaque moto, délimité par des bandes blanches. Or il n’existe pas sur le marché de voiture qui fasse 2,50m de long. Si ce n’est la Twizy, ou l’Ami. Une smart mesure 2,65m ; une C3 Citroën 3,96m ; une 208 Peugeot 4,05m.

Nous nous étonnons de ces calculs auprès des services de l’Hôtel de Ville.

«Le propos de David Belliard sur le sujet incluent non pas seulement la surface occupée, mais les externalités négatives (sic) causées par les deux-roues motorisés, à savoir les pollutions atmosphériques et sonores. C’est un choix politique et ce tarif a été voté par le Conseil de Paris», nous a répondu la Mairie.

Le Figaro