Paris : Un migrant sous OQTF blesse 6 voyageurs à la gare du Nord, il est abattu par les forces de l’ordre (Màj vidéo de la neutralisation)

12/01/2023

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11/01/2023

Connu sous plusieurs identités, l’individu d’une vingtaine d’années a fait six blessés à l’arme blanche avant d’être neutralisé.

L’homme qui a blessé plusieurs personnes à l’arme blanche mercredi à la gare du Nord, dans le 10e arrondissement de Paris, était visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis l’été 2022. Le suspect ne possédait pas de documents d’identité sur lui au moment de son interpellation. Âgé d’une vingtaine d’années, il pourrait s’agir d’un Libyen ou d’un Algérien précise le parquet.

Cet individu arrivé en France en 2019 a été confondu par ses empreintes. A priori fiché pour des affaires de droits communs, il était logé en Seine-Saint-Denis et aurait fait de la prison, ce que la justice n’avait pas confirmé mercredi soir. « Nous n’éloignons pas en Libye. En premier lieu compte tenu de l’instabilité du pays. En second lieu parce que nous n’avons pas de canal d’échange pour l’identification des ressortissants », indique le ministère de l’Intérieur qui sent, une fois de plus, venir le vent de la polémique trois mois après l’affaire Lola.

Au premier stade des investigations, les enquêteurs affichent de la prudence sur les motivations de l’agresseur. Aucun élément ne permettait jeudi soir d’évoquer une attaque terroriste, selon une source proche du dossier. L’hypothèse terroriste « n’est pas privilégiée », a-t-on soufflé quelques heures après cette soudaine bouffée de violence qui a sidéré les usagers de la SNCF.

Selon un scénario qui reste à établir, l’attaque, fulgurante, a duré moins de deux minutes. À 6 h 42, un inconnu, décrit par des témoins comme étant de petite taille et porteur d’un manteau clair, surgit de la cohue. Il sort alors une arme de fortune et assène une vingtaine de coups à sa première victime. « Il s’agit d’un crochet métallique dont la partie la plus longue se termine en pointe, entouré sur sa majeure partie d’une ficelle permettant une meilleure prise en main », précise le parquet.

Alors que des personnes criaient « arrêtez-le ! », deux agents de la police aux frontières (PAF), en patrouille au niveau de l’escalier d’accès à l’Eurostar, sont intervenus à 6 h 43. Contrairement à des allégations diffusées sur les réseaux sociaux, l’assaillant n’aurait pas proféré de menace verbale au moment de passer à l’action à hauteur des voies 16 et 17. Le bilan fait état de six victimes blessées. Il s’agit de deux hommes de 36 et 41 ans, usagers de la gare, d’un policier de 46 ans affecté à la police aux frontières (PAF), et de trois femmes de 40, 47, et 53 ans, usagères de la gare. Seul l’homme de 36 ans était encore hospitalisé jeudi soir, son pronostic vital n’étant pas engagé.

Le Figaro

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Un homme a blessé six personnes à l’arme blanche ce mercredi 11 janvier à la gare du Nord, à Paris, avant d’être « neutralisé », d’après des sources policières. Les motivations de l’assaillant, conduit à l’hôpital avec un pronostic vital engagé, sont encore inconnues à ce stade.

Un homme a blessé six personnes à l’arme blanche ce mercredi 11 janvier 2023 à la gare du Nord, à Paris, avant d’être « neutralisé » par plusieurs coups de feu des forces de l’ordre.

Une des six victimes en état d’urgence absolue

Les faits se sont déroulés vers 6 h 45 au sein de la gare. L’une des six victimes est en état d’urgence absolue, a déclaré une source au Parquet de Paris. Les cinq autres sont légèrement blessées, d’après deux sources policières.

Les services de secours sont sur place et un périmètre de sécurité a été déployé.

Une enquête ouverte et confiée à la police judiciaire

Une enquête a été confiée à la police judiciaire, a précisé cette même source au Parquet de Paris. L’assaillant, grièvement touché par le tir d’au moins un policier, a été interpellé et conduit à l’hôpital. Son pronostic vital est engagé. Ses motivations sont inconnues à ce stade, ajoute Reuters.

Gérald Darmanin s’est rendu sur place

« Un individu a blessé plusieurs personnes ce matin à la gare du Nord. Il a rapidement été neutralisé. Merci aux forces de l’ordre pour leur réaction efficace et courageuse », a réagi sur Twitter, peu après 8 h, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Gérald Darmanin a ensuite rejoint le préfet de police, Laurent Nunez, à la gare du Nord, peu après 9 h. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur les lieux de l’attaque en compagnie de la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo et du ministre délégué aux Transports, Clément Beaune.

Un périmètre de sécurité et un trafic SNCF perturbé

Après cette intervention, « un périmètre de sécurité a été mis en place entre les voies 15 et 19 », a précisé notre journaliste de la rédaction de Paris, Philippe Mirkovic.

« Le trafic est perturbé au départ et à l’arrivée de Paris Nord », a également indiqué peu de temps après l’attaque la compagnie de réseau TER Hauts-de-France sur les réseaux sociaux.

« Un périmètre de sécurité a été établi mais la gare continue d’être exploitée normalement », a ajouté la SNCF peu avant 8 h.

Ouest-France