Pax moderna

À défaut de connaître l’exquise banalité
Du contentement à n’être qu’une fade infusion
Dans la crasse d’une mare aux tristes illusions
On se voudrait renaître sans cette vitalité

Qu’on dépense en pure perte sans pourtant posséder
Que cette chair et ces os et ce sang tout pourri
Qu’on dépense en jouissant d’un feu si bien nourri
Qu’il ronge chair os et sang d’une ardeur obsédée.

On brûle violemment par nature et par jeu
Ce qui manque à tant d’autres dont on est envieux.
On jalouse l’ennuie des rêves standardisés,

La quiétude des cons, leur quête du confort
Et le temps inutile qu’ils alouent à la mort.
La paix doit ressembler au thé lyophilisé.