Perpignan : Kakha, clandestin géorgien, refuse d’être renvoyé dans son pays

Le clandestin quadragénaire multiplie les stratagèmes pour éviter d’être reconduit dans son pays natal. Des délits qui lui valent de se retrouver devant le tribunal.

Kakha est Géorgien. Il est arrivé illégalement sur le territoire et ne possède donc pas de titre de séjour. Il a déjà été condamné en France à quatre reprises. Depuis 2019 il est sous le coup d’une interdiction judiciaire de territoire.

En février, après avoir été placé en rétention administrative, il s’était opposé à son expulsion à l’aéroport de Montpellier en se montrant très agressif envers le personnel. On n’avait pu le faire monter dans l’avion. Deux jours plus tard, il avait imaginé une autre méthode : simplement refuser de passer le test covid. Une opposition évidente à la mesure d’éloignement qui lui vaut de se retrouver devant le tribunal.

Face à ses juges, il est toujours aussi déterminé. “J’avais des terres, à mon retour de l’armée on a voulu me les voler. « Ils » ont déjà assassiné mon fils. Si je retourne chez moi, je serai tué comme il l’a été ”.

Le procureur semble assez embêté, plutôt que de requérir une peine, il s’en remet à la décision du tribunal. En entendant la plaidoirie de Me Chassonnaud, on comprend à quel endroit le bât blesse.

“ Dans le dossier, on ne trouve ni l’obligation de quitter le territoire, ni l’interdiction judiciaire de séjourner en France. Alors de quoi s’est-il rendu coupable ? Il doit être libéré. Si toutefois ce n’était pas le cas, pensez que s’il a quitté sa famille pour vivre une vie d’errance, ce n’est certainement pas par plaisir… ”

Le tribunal est le garant de la stricte observation de la loi et de ses textes. Le prévenu est relaxé.

L’Indépendant