Petit-Quevilly (76) : Chaque nuit, des migrants dorment devant France terre d’asile, sous le porche d’une école primaire

À la tombée de la nuit, ils sont chaque soir une poignée de migrants à tenter de trouver un endroit pour dormir aux alentours des locaux de l’association France terre d’asile, structure de premier accueil des demandeurs d’asile. Déjà, en octobre dernier, leur présence avait suscité un certain émoi auprès des parents d’élèves — le porche extérieur de l’école élémentaire Méret servant d’abri contre les intempéries — et des habitants du quartier.

Après plusieurs mesures, le phénomène s’était fait plus discret. Mais, depuis quelques semaines, les bouts de carton et les minces couvertures sont réapparues. Un triste constat d’une misère qui s’invite, malgré tout. « Ce n’est pas un problème local. Le nombre de demandeurs d’asile dépasse le nombre de rendez-vous imposés par la préfecture. Certains essaient d’être les premiers à être reçus à l’ouverture », explique Julie Versino, responsable de la communication de France terre d’asile.

Le nombre de demandeurs dépasse celui des rendez-vous

« Nos marges de manœuvre sont limitées, c’est une problématique bien plus globale. Nous sommes le premier lien avec l’Ofpra [Office français de protection des réfugiés et apatrides], le premier pas dans le parcours administratif de ces demandeurs, qui ne sont que de passage sur la commune. »

À noter également que la crise du Covid est venue perturber, depuis plusieurs mois, cette première étape de prise en charge, rajoutant à bien des égards de la complexité dans des chemins de vie déjà complexes. On comprend mieux pourquoi certains osent ainsi braver les interdits et les intempéries.

Paris-normandie