Poitiers (86) : Une trentaines d’étudiants devant le siège de l’Université pour dénoncer le racisme, l’homophobie et les violences d’extrême droite sur le campus

Une trentaine d’étudiants se sont réunis en centre-ville de Poitiers, au siège de l’Université ce jeudi 1er décembre afin de dénoncer le racisme et les violences de l’extrême droite sur le campus.

À l’appel de plusieurs organisations politiques de gauche (Jeunes communistes Vienne, Poitiers antifasciste, la Brigade anticapitaliste), une trentaine d’étudiants se sont rassemblé dans le centre-ville de Poitiers ce jeudi 1er décembre pour une opération coup de poing, au siège de l’Université. Ils ont notamment collé des affiches avec des slogans demandant l’interdiction des groupes d’extrême-droite à Poitiers. Une mobilisation, en réaction à la montée du racisme et à la multiplication des actes de violence sur le campus ces derniers mois.

Il y a eu des collages et des tags racistes au sein même du campus. C’est totalement inacceptable. Dans une faculté, tout le monde devrait étudier en paix peu importe notre couleur de peau, notre genre ou notre orientation sexuelle “, explique Tiphaine, représentante du syndicat étudiant l’UNEF (l’Union nationale des étudiants de France).

Lutte contre un racisme décomplexé

En novembre dernier, un tag avait notamment été découvert sur un mur de la faculté de droit de l’université de Poitiers, avec l’interpellation “métèque dégage” accolée avec des croix celtiques. Un tag, qui avait fait réagir l’université qui avait déposé plainte et envoyé un mail à l’ensemble des étudiants pour condamner les propos racistes. Une réaction jugée insuffisante par les étudiants. “On a affaire à une extrême droite décomplexée, qui se permet d’être raciste et homophobe avec les étudiants. Il ne faut pas simplement condamner les propos racistes, mais nommer les organisations fascistes qui en sont les auteures“, affirme un étudiant, membre du collectif antifasciste Poitiers.

Directement visée par les étudiants, la direction de l’Université se dit “surprise”. “Concernant le tag raciste, il y a eu un dépôt de plainte. On ignore l’auteur des faits. L’université n’a pas vocation à se substituer à la justice et aux autres autorités compétentes“, a indiqué Emmanuel Closse, directeur de cabinet de la présidence de l’Université.

France Bleu