Pologne : Des plongeurs auraient mis la main sur un trésor dérobé par les nazis aux Russes

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Au large de Kaliningrad en Russie, des plongeurs polonais ont découvert l’épave d’un navire allemand de la Seconde Guerre mondiale contenant des traces d’ambre. Il pourrait s’agir de la fameuse “Chambre d’ambre” dérobée par les nazis en 1945.

Retour en 1945. Dans le Palais des Tsars, fortement endommagé par les combats entre Allemands et Soviétiques, disparaît la mythique “Chambre d’ambre”. Cette pièce fascinante, composée de plus de six tonnes d’ambre, avait été offerte par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume Iᵉʳ au tsar Pierre le Grand en 1716. Elle constituait un trésor national pour les Russes. Cette disparition représentait l’une des grandes énigmes non élucidées de ce conflit du 20e siècle.

Mais il semblerait aujourd’hui qu’un groupe de plongeurs polonais soient parvenus à trouver un épilogue à cette histoire. Ils ont en effet récemment fait savoir sur leur page Facebook qu’ils avaient localisé l’épave d’un navire allemand qui pourrait contenir les vestiges de cette mythique relique.

De quoi réjouir les historiens et autres passionnés. “Si l’ambre a été conservé longtemps dans la mer, alors il pourrait être mieux préservé que s’il était dans le sol ou à l’air libre”, indique Tatiana Suvorova, du musée de l’ambre de Kaliningrad.

Recherches infructueuses

Depuis 1945, seuls quelques éléments de cette fameuse chambre avaient été retrouvés. Mais toutes les opérations de recherche lancées par les Russes ainsi que par plusieurs historiens étrangers avaient toutes échoué.

Au point que dans les années 70, les autorités soviétiques avaient décidé de reconstituer la pièce. Une reconstitution à l’identique qui avait pris près de 30 ans.

Inauguration en grande pompe

En 2003, des centaines d’invités assistent à l’inauguration de la nouvelle “Chambre d’ambre”. Une opération à la gloire de la Russie orchestrée déjà par Vladimir Poutine. Parmi les invités, Gerhard Schröder, le chancelier allemand, ou encore José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne pour admirer cette réplique dont l’original avait disparu, jusqu’à aujourd’hui.

RTS