Pour l’escalade française, c’est le monde d’après qui commence

Du jeudi 16 au mardi 21 septembre, les Mondiaux d’escalade se disputent à Moscou (Russie). Après une première campagne olympique réussie mais dépourvue de certains éléments majeurs, la délégation française se rend en Russie avec des ambitions. Éclairage avec Laurent Lagarrigue, entraîneur de l’équipe de France d’escalade de bloc et coordinateur de l’accès au haut niveau.

Mickaël Mawem sera le seul représentant tricolore olympien aux Mondiaux. | AFP

C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour l’escalade française. Après sa première apparition remarquée et spectaculaire lors des derniers Jeux olympiques de Tokyo, la discipline est de retour sur le devant de la scène à l’occasion des Mondiaux prévus à Moscou (Russie) du jeudi 16 au mardi 21 septembre.

« Un nouvel élan pour Paris 2024 »

« Depuis la fin des Jeux, on observe attentivement la reprise dans les clubs et c’est plutôt encourageant au niveau du nombre de licenciés, expose Laurent Lagarrigue, entraîneur de l’équipe de France de bloc présent à Tokyo. Cela nous a apporté un regard nouveau sur l’activité et un nouvel élan pour Paris 2024 ».

Justement, la préparation de cette prochaine olympiade commence par ces Championnats du monde, première marche à gravir pour les grimpeurs français lors des trois prochaines années. Après une saison olympique intense et ce calendrier rapproché, beaucoup de grimpeurs présents à Tokyo (Japon) ont fait l’impasse sur le déplacement en Russie. L’Autrichien Jakob Schubert, bronzé sur le bloc au Japon, sera le seul médaillé olympique à Moscou.

Mickaël Mawen en patron de la jeunesse tricolore

Côté Français, le constat est similaire avec les absences de Bassa Mawen – dont la performance en qualifications à la vitesse est encore dans tous les esprits – (rééducation), Julia Chanourdie (repos) et Anouck Jaubert (retraite). « On y va avec deux approches différentes. Nous n’avons pas un panel complet mais nous y allons tout de même avec des jeunes qui ont performé au plus haut niveau, détaille le coordinateur de l’accès au haut niveau. Au regard du plateau, on peut quand même penser que la compétition sera ouverte car les défections sont nombreuses pour toutes les nations. »

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Ouest France