Pour réussir en tant qu’étudiant entrepreneur, il faut être prêt à travailler trois fois plus que les autres

Avec la passion, la charge de travail est la même mais le temps ne s’écoule pas de la même façon.

A 20 ans, j’ai dû apprendre à ne pas me laisser intimider, à croire en mes compétences, et c’est comme ça que j’ai appris à gérer, durant plusieurs années, les clients de la société. C’est ce qui m’a permis de prendre confiance en moi et d’accéder au poste de Responsable des Opérations.

Je m’appelle Aldin, je viens du Bénin, et j’ai décidé de reprendre les études six ans après le début de ma vie professionnelle, pour mieux répondre aux besoins de l’entreprise pour laquelle je travaille gérée par deux Béninois qui, avec l’aide de pharmaciens africains, ont créé un logiciel pour optimiser les actions et relations entre les officines/hôpitaux/laboratoires d’analyse et leurs clients.

À 20 ans, j’ai dû apprendre à ne pas me laisser intimider

J’ai été le premier à rejoindre l’équipe, en tant que stagiaire développeur, pour les aider à mettre en place des solutions dans le domaine de la santé. Au fur et à mesure, le groupe s’est développé au Togo, au Niger et en Côte d’Ivoire. J’ai pu évoluer en même temps que la boîte, aux côtés de mes chefs, et j’ai fini par piloter les équipes des autres pays. À 20 ans, j’ai dû apprendre à ne pas me laisser intimider, à croire en mes compétences, et c’est comme ça que j’ai appris à gérer, durant plusieurs années, les clients de la société. C’est ce qui m’a permis de prendre confiance en moi et d’accéder au poste de Responsable des Opérations. 

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Je ne savais pas faire ce qu’il manquait à l’entreprise pour évoluer, donc j’ai décidé de reprendre les études pour apprendre

Au bout de quelques années, j’ai identifié la difficulté que nous avions à tirer de la valeur de nos données. Il nous manquait un outil: il fallait que nous développions une application, dont le but serait d’aider les professionnels à savoir quel produit était demandé en fonction de la période de l’année à travers différents paramètres. Le problème, c’est que je ne disposais pas des compétences suffisantes pour développer cette dimension liée à l’intelligence artificielle. Je me suis donc renseigné sur les différentes formations, et c’est comme ça j’ai décidé de venir en France pour rejoindre le programme d’HETIC. 

Avoir le double statut professionnel/étudiant ce n’est pas évident, mais il ne faut pas avoir peur de se lancer  

En arrivant en France, en plus de mes projets de développement au sein d’une entreprise de location de terrains et d’autres biens immobiliers, que j’ai co-fondé au Bénin et de mes études, je me suis inscrit en tant qu’autoentrepreneur développeur, ce qui m’a permis de travailler pour de grandes entreprises. Avoir ce double statut de professionnel et d’étudiant, ce n’est pas évident, mais c’est possible, il faut juste avoir conscience que pour réussir, surtout en tant qu’entrepreneur, il faut travailler trois fois plus que les autres. Moi, c’est ça que j’aime. Il ne faut pas avoir peur de se lancer, et être en constante évolution. Il faut écouter les gens autour de soi, prendre en compte tous les feedbacks pour s’améliorer.

Passion, rigueur et travail d’équipe: c’est ça la clé!

Pour moi, un étudiant qui veut se lancer, tout comme n’importe quel professionnel doit avant tout être passionné. Avec la passion, la charge de travail est la même, mais le temps ne s’écoule pas de la même façon. On travaille des heures et des heures sans s’arrêter, et si on aime réellement ce que l’on fait, on ne voit pas les heures passer, et c’est mon cas. Deuxième qualité indispensable, le sens du travail et de la rigueur. Lorsqu’on veut réussir et se démarquer, il n’y a pas d’excuse, si on doit y passer des nuits entières, on le fait sans se poser de question. Et puis, plus on travaille, plus on acquiert de l’expérience, et mieux on avance. Dans ces situations d’activités intenses, il ne faut pas oublier de bien s’entourer, avec des personnes qui nous comprennent.

Si je retiens quelque chose de mon parcours, c’est qu’il faut toujours aller jusqu’au bout. Parfois c’est difficile de tout concilier, mais c’est ce qui nous apprend à être confiants, et à communiquer avec les autres. Il existe autant de façons de communiquer que d’interlocuteurs avec qui échanger. C’est en appliquant ça que j’arrive à concilier le travail que j’effectue à distance avec mes collaborateurs et mes clients en Afrique, celui que je dois effectuer à HETIC avec mes camarades de promotion, et bientôt celui que je devrai faire dans le cadre de mon stage, au sein d’un groupe bancaire, au poste de Data Analyst. Cette formation va me permettre de devenir autonome du début à la fin sur des sujets que je ne maîtrise pas encore suffisamment, comme l’IA, et je pourrai ainsi mettre en place tous mes projets. Alors non, je ne sais pas (encore) tout faire, en revanche, je sais que tout est possible, et qu’en bossant dur, on finit toujours par y arriver. 

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