Prisons surpeuplées : le problème n’est pas réglé

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Le nombre de détenus a chuté en raison de la crise sanitaire, mais les taux d’occupation restent alarmants. Quarante-six établissements pénitentiaires affichent encore des taux d’occupation compris entre 120 % et 208 %, en dépit d’une baisse historique du nombre de personnes incarcérées.

La prison de Fleury-Mérogis, plus grand établissement pénitentiaire d’Europe, connaît aujourd’hui une situation totalement inédite. Elle jouit d’un taux d’occupation inférieur à 100 % – 93,4 % précisément –, à l’image de la conjoncture carcérale historique provoquée par la crise sanitaire. La maison d’arrêt de l’Essonne comptait 2 761 détenus au 1er juillet, bien loin du seuil de 4 000, dépassé à plusieurs reprises ces deux dernières années.

Pour éviter que les prisons deviennent autant de foyers de diffusion du Covid-19 ou enregistrent des troubles liés à la suspension des parloirs et des activités pendant le confinement, le gouvernement a orchestré une baisse du nombre de détenus. Les magistrats ont pu accorder des remises de peine exceptionnelles de deux mois et assigner à résidence des condamnés ayant un petit reliquat de peine. Avec le tarissement des entrées dû au quasi-arrêt des tribunaux, la population carcérale a chuté de 13.500 personnes en deux mois. […]

Le Monde