Québec : La diplomate sénégalaise Oumou Kalsoum Sall mord les policiers venus l’interpeller dans la maison « moisie » et infestée de cafards qu’elle a saccagée

Le Tribunal administratif du logement (TAL) a ordonné à une diplomate sénégalaise de payer 45.300$ à son propriétaire de Gatineau pour avoir infesté de coquerelles sa maison, elle qui a aussi été arrêtée par les policiers ce mois-ci.  

«Le mobilier est plein de cafards. Les meubles sont éraflés et égratignés. Il en manque. Tout est sale. Pour ne prendre qu’un autre exemple, le locataire utilisera du charbon de bois dans le BBQ au gaz», peut-on lire dans le jugement rendu en juin dernier. 

Oumou Kalsoum Sall, une diplomate de l’Ambassade du Sénégal à Ottawa, a fait vivre des cauchemars à son propriétaire Michel Lemay.

Maison «moisie»

Cette mère de famille a loué la coquette maison de Gatineau de 2018 à 2020. Celle-ci était d’abord meublée et décorée «avec goût», note la juge Anne A. Laverdure. 

«En mai 2020, il s’avère que la maison est infestée de coquerelles. Il y aura quatre traitements. Cela ne suffira pas. […] Résultat, le locateur doit se départir de presque tous ses meubles», note la juge. 

La diplomate avait aussi l’habitude de prendre une douche avec la porte ouverte, ce qui a occasionné plusieurs dégâts d’eau dans la maison. 

«Le revêtement du plancher du sous-sol est imbibé et il y a de la moisissure sur les murs. […] L’eau abîme le revêtement des murs et s’infiltre sous le plancher», lit-on. 

Oumou Kalsoum Sall a donc été condamnée à payer 45.347,95 $ à Michel Lemay pour remplacer le mobilier détruit, le nettoyage et les travaux à réaliser pour réparer la structure de la maison. 

Policiers mordus

Un huissier et des policiers de Gatineau auraient d’ailleurs cogné à la porte de l’employée de l’Ambassade du Sénégal le 2 août dernier pour cette affaire. 

Les agents ont fait « face à une personne agitée et refusant de collaborer », selon le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Deux policiers auraient d’ailleurs été blessés par coups et une morsure en procédant à son arrestation.  

Dans un communiqué publié après l’intervention des autorités, le ministère des Affaires étrangères du Sénégal avait accusé le SPVG d’avoir «tabassé» une diplomate lors d’une intervention policière survenue le 2 août dernier à son domicile.

«Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) ayant été mandaté de mener une enquête, nous n’avons pas l’autorisation de communiquer d’autres informations que ce que nous avions divulgué», a confirmé au Journal hier soir Mariane Leduc, du SPVG. 

Notre demande d’entrevue avec l’Ambassade du Sénégal à Ottawa est restée sans réponse.

Le Journal de Montréal