Québec : L’usage du français et de l’anglais en déclin en raison de l’immigration

A cause des changements démographiques dus à l’immigration, il y a plus de gens à Montréal dont la langue maternelle n’est ni l’anglais ni le français. Une mise à jour de la loi canadienne sur les langues officielles est dans la mire d’Ottawa […]. Le débat fait rage dans la Belle Province… et ailleurs au pays.

Le 28 novembre dernier, des centaines de personnes ont défilé à Montréal, pour protester contre la situation du français dans la ville. En effet, d’après le démographe Marc Termote, l’usage du français y « connaît un déclin plus marqué » que ce qu’annonçaient les dernières prévisions de l’Office québécois de la langue française (OQLF). Citant des statistiques de 2016, il estime que seulement 49,6% des résidents de Montréal déclaraient le français comme langue maternelle, un chiffre bien inférieur à la moyenne provinciale de 78%. 

“Je sens que nous sommes au bord d’une crise”, a déclaré la ministre canadienne des Langues officielles, Mélanie Joly, qui a ajouté :

La question de la langue au Québec est fondamentale. Et on doit tout faire pour la protéger.”

Une députée de son parti, Emmanuella Lambropoulos, a relancé le débat à la mi-novembre en déclarant en anglais : “On entend que la langue française est en déclin au Québec. J’ai besoin de le voir pour le croire.” La députée s’est par la suite excusée sur Twitter et a affirmé qu’il y avait un déclin du français au Québec. […]

Quoi qu’il en soit, le gouvernement québécois “planche actuellement sur un plan d’action pour défendre la langue française”. Tous les partis au Québec et ceux de l’opposition à Ottawa conviennent d’appliquer la Charte de la langue française de la province “à toutes les grandes entreprises installées au Québec”, y compris celles de compétence fédérale. “Manque donc un seul chef pour que tout le monde chante à l’unisson : Justin Trudeau.” […]

C’est l’ancien Premier ministre Pierre Elliott Trudeau, père du Premier ministre actuel Justin Trudeau, “qui doit se retourner dans sa tombe, lui qui [en tant que Premier ministre] a toujours rejeté tout particularisme pour le Québec”. Le quotidien montréalais affirme que “cette loi n’a jamais eu la prétention de faire du Canada un pays bilingue, mais seulement de permettre à tout citoyen canadien d’obtenir des services en anglais ou en français”.

La réforme de la loi sera présentée l’an prochain. […]

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