Qui va profiter de l’augmentation du prix des vaccins ?

Jean Castex à l’occasion d’un déplacement au centre de vaccination de Saint-Ouen.

Le prix des vaccins augmente dans un contexte d’obligation vaccinale. Un effet d’aubaine qui interroge, Pfizer ayant été condamné à plusieurs reprises pour corruption active et versement de commissions occultes, s’inquiète l’essayiste Grégory Roose.

Alors que des centaines de milliers de Français manifestent leur opposition à une vie quotidienne conditionnée à la présentation d’un passe sanitaire et d’une obligation vaccinale coercitive de fait, les laboratoires Pfizer et Moderna viennent d’annoncer l’augmentation de 25 %, pour le premier, et de 13 %, pour le second, de leur dose vaccinale à l’unité. Les entreprises pharmaceutiques, interrogées sur les raisons de ces nouvelles augmentations, sont restées muettes, autant que la Commission européenne qui s’est abstenue de tout commentaire.

Ces nouvelles augmentations posent question, d’autant que le prix supposé d’une dose de vaccin suédo-britannique AstraZeneca est de 1,78 €. Le Pfizer serait donc 11 fois plus cher que l’Aztrazeneca. Pourquoi une telle différence de prix ? Silence total des parties prenantes, l’achat des 1,8 milliard de doses de vaccins à BioNTech-Pfizer par l’U.E en mai 2021 étant couvert par le « secret des contrats ». Face aux mensonges répétés des gouvernants depuis le début de la crise sanitaire, l’insistance des autorités pour imposer la vaccination de tous au mépris de la balance bénéfice-risque de chacun et des affaires de corruption dans lesquelles Pfizer a été condamné, il y a lieu de s’interroger, sans crier au complotisme, sur les liens existant entre l’obligation vaccinale de fait qui se met en place et les bénéfices liés au vaccin.

Pfizer, laboratoire multi-condamné

Quels sont les faits ? Pfizer a été condamné à de multiples reprises aux États-Unis pour falsification de données, corruption active et versement de commissions occultes. Pour compléter le tableau, Pfizer avait été accusé d’avoir provoqué, en 1996 au Nigeria, la mort de 11 enfants et des dommages physiologiques sur beaucoup d’autres en testant sur eux un antibiotique. En 2016, le laboratoire a été également condamné en Angleterre à une amende de 84,2 millions de livres pour la surfacturation du prix de son traitement contre l’épilepsie, peut-on lire sur le site du Parlement européen.

La Commission n’a semble-t-il pas tenu compte du passif encombrant de l’industriel pharmaceutique, dont les profits sont déjà dopés par le vaccin (prévision de 22 milliards d’euros pour 2021). A ces méthodes condamnables s’ajoute un contexte de plusieurs affaires de financements occultes des campagnes électorales qui ont marqué l’esprit des Français. Avant 1995, laboratoires pharmaceutiques et syndicats de l’industrie pharmaceutique ont ainsi financé les campagnes législatives d’anciens ministres de la Santé et de députés qui le deviendront.

Plus récemment, Christian Chidiac, président de la commission qui conseilla au gouvernement d’interdire le recours à la chloroquine contre le Covid-19, déclarait des liens d’intérêts avec de très nombreux groupes de l’industrie pharmaceutique, dont Pfizer, lequel n’est pas un groupe inconnu du Président de la République. C’est Emmanuel Macron qui boucle une vente de 9 milliards d’euros entre Pfizer-Nestlé par laquelle il devient millionnaire avant de faire son entrée en politique.

L’absence de transparence sur les effets secondaires du vaccin, la mise en place d’un passe sanitaire coercitif, les menaces qu’il fait peser sur l’emploi et la division de la société qui en résulte sont autant de zones d’ombre qui font peser les doutes sur les intentions de nos gouvernants dans cette crise sanitaire. A quelques mois d’une échéance électorale majeure pour la vie politique de notre pays, nos gouvernants seraient inspirés de jouer la carte de la transparence au risque de sombrer dans une crise de confiance irréversible entre le peuple et ses élites.

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