Quinze mots gaulois dans le français de tous les jours

  • Ambassade, qui viendrait du gaulois ambactos, qui avait la signification de “serf, client”. Il donna le latin ambactus, puis l’italien ambasciata pour “ambassade” au XIVe siècle, avant d’être assimilé dans la langue française avec un sens similaire. Pour l’information, le mot ambasad est attesté en breton depuis 1718.
  • Bac, qui viendrait du gaulois *bacu, “récipient”, attesté en latin vulgaire sous la forme bacar, bacarium.
  • Le mot balle viendrait aussi sans doute du gaulois *balu apparenté à bulga (“sac de cuir”). On le retrouve aussi en castillan dans bálago qui viendrait lui du celtibère, une autre langue celtique.
  • Barde, viendrait du gaulois bardos. On peut le comparer au barzh breton, au barth cornique, ou encore au bardd moyen gallois et au bard moyen irlandais.
  • Berceau, passé dans le français via le latin, puise son origine dans le gaulois *berta à rapprocher de l’irlandais bertaim.
  • Blé, du gaulois *blāto (“fleur” ou “farine”).
  • Boue viendrait du gaulois *baua, à comparer avec le gallois baw (“crasse”, “saleté”) et au breton baouer (“substance gluante qui sort du varech”) attesté à Ouessant au début du XXe. 
  • Caillou, qui provient du gaulois *caliauo- (pierreux) ou callio- (“pierre” ou “sabot”).
  • Char, du gaulois carros (“char(rette)”), à rapprocher du breton karr et du gallois et cornique car
  • Chemin, passé en français via le latin, mot d’origine gauloise : *cammino- avec un sens similaire.
  • Chemise, du gaulois camisia avec la même signification.
  • Cloche, du gaulois *clocca à rapprocher du cornique clogh, du gaélique clog, du gallois cloch ou du breton kloc’h. Le mot fut réintroduit en France par les missionnaires irlandais.
  • Mine, du gaulois *meina (“minerai”, “métal”) à rapprocher du gallois mwyn (“minéral”, “minerai”).
  • Ruche, du gaulois *rûsko avec la même signification. Terme à rapprocher du breton rusk, du gallois rhisgl et de l’irlandais rusg.
  • Truand, du gaulois *trugo, à rapprocher du gallois tru / truan (“miséreux”), du gaélique irlandais trogha ou du gaélique écossais truaghan.

Barr-Avel