Racisme, discriminations : les policiers formés à la Maison d’Izieu (01)

La Maison d’Izieu vient de signer une convention de partenariat avec la police et l’État, qui permet aux policiers d’être formés au sein du Mémorial, sur les problématiques de racisme et de discriminations.

Sophie Elizéon, déléguée générale à la DILCRAH, Martine Coudert, directrice de l’ENSP, Philippe Lutz, directeur central du recrutement et de la formation de la Police nationale, et Dominique Vidaud, directeur de la Maison d’Izieu pour signer la convention. Photo D

La Maison d’Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés, a signé le 19 octobre une convention avec l’école de police et la Dilcrah (1), qui marque de nouveau « l’engagement et les liens qui unissent la Maison d’Izieu à la formation des élèves gardiens de la paix, officiers et commissaires de police à la défense des droits de l’homme et à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et toute forme de discrimination », peut-on lire dans le communiqué.

Réfléchir dans le cadre d’ateliers

Cette convention renouvelle pour trois ans un partenariat lancé en 2018 avec les mêmes instances. Depuis, des élèves policiers sont accueillis à la Maison d’Izieu chaque année pour une journée de formation. Un quatrième partenaire, le centre de formation de la police de Chassieu qui forme les gardiens de la paix, intègre la convention.

Cette journée de sensibilisation permet aux policiers en devenir de découvrir le lieu de mémoire qu’est la Maison, où vécurent les enfants et les éducateurs de la colonie d’Izieu. Elle leur offre aussi la possibilité de réfléchir et d’échanger lors d’ateliers sur des thématiques liées à leur pratique professionnelle, au positionnement des agents de l’État détenteurs d’autorité, aux valeurs portées par la Maison d’Izieu.

Déconstruire des stéréotypes

« La formation est le fondement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Elle permet d’identifier et de déconstruire les idées stéréotypées », a déclaré Sophie Elizéon, déléguée interministérielle à la Dilcrah. Pour Philippe Lutz : « Devenir policier, c’est apprendre des compétences relationnelles, à réfléchir aux valeurs que nous portons, c’est se questionner sur ses pratiques professionnelles à l’aune de nos valeurs éthiques personnelles. »

LE PROGRES

(1) L’école nationale supérieure de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (ENSP), le centre de formation de la police de Chassieu (CFP) et la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la lutte anti-LGBT (Dilcrah).