“Racisme systémique” : Mais de quel “système” parle-t-on ?

Depuis quelques années, l’expression « racisme systémique » s’impose pour décrire les mécanismes à l’œuvre dans la reproduction d’inégalités et de violences à caractère racial. Comment comprendre ce qualificatif ? En quoi les structures sociales et les institutions peuvent-elles être accusées de reproduire des comportements ou des discours racistes, dans un pays comme la France, où le racisme est publiquement condamné et combattu ? Ariane Nicolas a mené l’enquête.

Plus de 300 000 occurrences sur Google et une présence croissante dans le débat public : l’expression « racisme systémique » semble devenue incontournable pour qui s’intéresse aux discriminations raciales aujourd’hui, et notamment au sein du milieu de la recherche. Pourtant, son usage scientifique pose question : parler de « système » permet-il de rendre précisément compte des injustices et violences à caractère raciste au sein d’une société ? En quoi un système peut-il être qualifié de « raciste » si seules certaines de ses composantes le sont ?

Au-delà des idéologies et des comportements individuels

À l’origine, le terme « racisme systémique » provient des milieux antiracistes américains. C’est sous la plume des militants Black Panther Stokely Carmichael et Charles V. Hamilton, auteurs de l’ouvrage Le Black Power. Pour une politique de libération aux États-Unis (Payot & Rivages, 2009, première édition américaine en 1967) que l’idée fait son apparition, à la fin des années 1960 (on parle alors davantage de racisme « structurel » ou « institutionnel », mais ces termes sont utilisés indifféremment de nos jours).

Dans les années 1990, le sociologue portoricain Eduardo Bonilla-Silva aide à légitimer l’expression dans un article devenu une référence, « Rethinking Racism : Toward a Structural Interpretation ». Depuis, le « racisme systémique » a fait du chemin, au point d’être mobilisé par certains universitaires en France, comme Sarah Mazouz, sociologue au CNRS, spécialiste des politiques de lutte contre les discriminations raciales en France et auteur du livre Race (Anamosa, coll. Le Mot est faible, 2020 ; et à paraître le 6 mai 2021, également chez Anamosa, Pour l’intersectionnalité, coécrit avec Éléonore Lépinard).

« L’expression permet de pointer la façon dont le racisme s’actualise de manière diffuse dans les relations sociales, sans pour autant que cela soit orchestré par un État qui adhérerait à une idéologie raciste et sans s’en tenir aux seuls actes ou propos violents commis par des personnes activement racistes », explique la chercheuse, qui garde toutefois une préférence pour l’adjectif « structurel », « notamment pour éviter la confusion entre systémique et systématique ». Le monde de la recherche fait en effet face à un problème nouveau : comprendre pourquoi, dans des sociétés pacifiées et supposément égalitaires où des politiques de lutte contre les discriminations existent, diverses formes de racisme persisteraient depuis maintenant des décennies.

Sarah Mazouz met en garde contre d’éventuels contresens. « Il ne s’agit pas de dire que la société est raciste dans son ensemble, mais de montrer que des pratiques racistes persistent, par exemple lors d’interactions avec certaines institutions ou dans certaines décisions administratives, tout en pointant qu’il existe, à de nombreux niveaux, une continuité entre des pratiques racistes héritées d’un passé esclavagiste et colonial, et des manifestations contemporaines du racisme. » Là réside le grand paradoxe de la notion de « racisme systémique » : c’est depuis que le racisme comme idéologie est condamné dans la sphère publique que ce concept a pris de l’importance. 

Mais pourquoi avoir recours à l’idée de « système » alors même que la société n’a jamais été aussi peu raciste, lui suggère-t-on ? « Socialement, on n’est jamais à l’abri d’un comportement raciste, encore aujourd’hui, déclare Sarah Mazouz. Aucun secteur n’y échappe : pas plus la fonction publique que le monde de l’entreprise ni les réseaux sociaux. Aucune institution ne peut se féliciter d’avoir les mains propres. Et plus on se penche sur les mécanismes de productions des inégalités, plus on constate à quel point les processus de racialisation en rapport avec d’autres principes de hiérarchisation comme la classe, le genre, la catégorie de sexualité ou l’âge – la liste n’est pas exhaustive – jouent un rôle. »

Plus on se penche sur les mécanismes de productions des inégalités, plus on constate à quel point les processus de racialisation en rapport avec d’autres principes de hiérarchisation comme la classe, le genre, la sexualité ou l’âge […] jouent un rôle”Sarah Mazouz

Pour étayer son propos, Mazouz revient sur son enquête de terrain menée pendant plusieurs années dans le cadre de sa thèse, consacrée à « la problématisation politique de l’altérité en France », et ce auprès de différents services de l’État (notamment en préfecture, au sein d’un service de naturalisation). Elle présente, entre autres choses, un facteur décisif permettant d’expliquer les processus de racialisation des usagers (c’est-à-dire la construction sociale des identités raciales supposées des individus, souvent dépréciatives) par des agents qui ne sont pas racistes à titre personnel : la nécessité, pour mener à bien son travail, de créer des catégories. « À partir du moment où vous devez catégoriser des individus pour savoir qui pourra obtenir ou pas la nationalité française, vous le faites selon les caractéristiques supposées de ces personnes, qui s’appuient en partie sur des stéréotypes racistes, même si vous n’êtes pas consciemment et activement raciste. » 

La sociologue se souvient ainsi de clichés entendus tels que « les Haïtiens ne comprennent rien »« ce qui laissait entendre que le traitement de leur dossier serait fastidieux, mais aussi qu’ils n’étaient pas assez acculturés aux manières de faire de l’administration française ». Autre cas de figure, repéré lors des entretiens dits d’« assimilation linguistique » : un agent revient sur le parcours scolaire et universitaire des postulants et laisse transparaître un doute quant à la valeur de leurs titres, ou, du moins, de la condescendance. 

« Pendant mon enquête, cela était particulièrement frappant dans le cas des postulants originaires d’Inde ou du Pakistan, développe Sarah Mazouz. Certains d’entre eux expliquaient qu’il avait fait le College au sens anglais du terme, ce qui correspond au niveau de la licence. Lorsqu’ils s’apprêtaient à expliquer que le terme n’avait pas le même sens et que ce n’était pas ‘la même chose qu’en France’, ils étaient interrompus par l’agent, qui rétorquait : ‘Je sais bien que ce n’est pas la même chose qu’en France et que le niveau n’est pas le même’ – et leur attribuait quand même un niveau de collège, au sens français du terme. »

Par ailleurs, Sarah Mazouz a constaté que certains agents publics chargés de la naturalisation importaient, sans forcément s’en rendre compte, ces stéréotypes racistes dans d’autres services administratifs… y compris dans celui chargé de lutter contre les discriminations. « Dans certaines situations, pour mener à bien votre tâche, vous êtes obligé de penser que les personnes auxquelles vous avez affaire sont radicalement autres, commente Sarah Mazouz. C’est encore plus sensible dans des milieux difficiles comme la police ou la prison, où les agents publics auront tendance à développer des idéologies défensives. La politique du chiffre, qui les met sous pression, aggrave un peu plus le risque de dérives. » Pour comprendre ces pratiques, il faut donc également les rapporter aux formes d’organisation du travail, qui imposent de sélectionner rapidement parmi les usagers – et peuvent de ce fait amener certains agents à se fier à des préjugés, ou encore à la formation de certains agents.

“Avec cette expression, on noie le poisson”

Cette affirmation d’une dimension « systémique » du racisme est précisément ce qui gêne Daniel Sabbagh, directeur de recherche au CERI de Sciences Po. Ce politologue comparatiste, fin connaisseur des problématiques de discrimination aux États-Unis, est l’un des (rares) chercheurs à exprimer son scepticisme au sujet de cette notion. S’il partage l’analyse selon laquelle le racisme n’est pas seulement une idéologie d’État ni un comportement individuel, mais qu’il se loge de façon plus insidieuse au cœur des institutions, « avoir recours à l’idée très large de système reflète surtout un aveu d’échec analytique », selon lui.

« Ce mot renvoie à un ensemble de facteurs interreliés mais qu’on ne parvient pas à distinguer de manière plus précise, poursuit-il. Il est évident qu’il existe des mécanismes de reproduction d’inégalités entre groupes raciaux et que ces mécanismes persistent, même en l’absence d’une idéologie d’État raciste. Mais on ne peut passer à un niveau de généralisation tel qu’on parle de ‘système’. Si votre définition du racisme c’est : tout ce qui reproduit des inégalités entre groupes raciaux, alors tout est potentiellement raciste ; donc au final, plus rien ne l’est. » Daniel Sabbagh cite comme exemple les concours de recrutement aux grandes écoles, qui de fait, on tendance à sélectionner un peu toujours le même profil d’élèves et peinent à recruter des non-Blancs.

Pour autant, est-il justifié de qualifier ces institutions de « racistes » ? « Maximiser la définition du racisme vous donne peut-être l’impression d’être radical, mais il me semble que cela produit concrètement l’effet inverse dans la réception de ce type de discours : parler de ‘système’ dilue l’idée même de racisme. » Comprendre : certes, toute forme de racisme n’est pas intentionnelle (c’est le cas des grandes écoles, qui ne font pas « exprès » d’exclure les personnes qui ne sont pas blanches). Mais il existe un entre-deux, un type de racisme ni individuel, ni englobant et massif auquel la notion générale de « système » pourrait faire penser.

Si votre définition du racisme c’est : tout ce qui reproduit des inégalités entre groupes raciaux, alors tout est potentiellement raciste ; donc au final, plus rien ne l’est” – Daniel Sabbagh

La locution « racisme systémique » empêche, selon Daniel Sabbagh, de répondre précisément à trois questions : « Qu’est-ce que le racisme ? Qui est raciste ? Et avec quel degré d’intensité ? » À chaque fois, les réponses sont multiples, précise-t-il. Dans le premier cas, il est nécessaire de distinguer entre discrimination, stigmatisation, contrainte physique et violence pure. Dans le second, entre des propos, des pratiques, des règlements internes et des politiques publiques. Dans le troisième, enfin, entre de la haine pure, un dégoût, une crainte, une animosité faible et une indifférence sélective. « Parler de racisme systémique de façon globale noie le poisson. Ces différentes manifestations du racisme sont pourtant identifiables isolément les unes des autres et peuvent être étudiées pour ce qu’elles sont, en détail. »

Pour l’expliciter, on pourrait prendre l’image du « système » comme une sphère (la société française), au sein de laquelle d’autres sphères plus petites évolueraient (les institutions comme l’école, la police, la justice, les entreprises…). Ces institutions sont effectivement intégrées à la grande sphère, mais elles gardent une forme d’autonomie, avec une histoire, un fonctionnement et des logiques propres. Daniel Sabbagh compare par exemple deux secteurs aux mécanismes opposés : les universités américaines, « qui pratiquent la discrimination positive depuis longtemps », et le marché de l’emploi américain, « qui continue, lui, de pratiquer la discrimination raciale à grande échelle »« Ce fossé entre deux pratiques institutionnelles montre que l’ensemble ne fait pas système. Un domaine de la société peut être débarrassé du racisme sans que cela ne soit le cas partout. » C’est donc ici le problème de l’évaluation des politiques publiques qui se pose : lorsqu’une institution parvient à échapper aux logiques discriminatoires, continuer d’utiliser le terme de « systémique » entretient une ambiguïté qui peut s’avérer contrefactuelle.

Daniel Sabbagh précise en revanche que l’emploi « politique ou militant » de l’expression lui paraît « légitime et compréhensibledans la mesure où il permet aussi de mobiliser les gens en signalant que le problème du racisme est plus répandu que ce que l’on veut bien croire. Et particulièrement en France, où les politiques luttant contre les discriminations raciales sont beaucoup moins volontaristes qu’aux États-Unis. »

Un usage philosophique “paradoxal et inédit” du terme “système”

Désormais « accepté par la grande majorité des universitaires qui travaillent sur ces questions », d’après Daniel Sabbagh, la justification du recours au terme « systémique » n’a toutefois – à notre connaissance – pas fait l’objet de publications plus poussées en France. Pourtant, d’un point de vue philosophique, le mot « système » n’est pas vierge de sens. En grec, to sustema (το σύστημᾰ)renvoie à une totalité qui peut être organique (le corps humain, un arbre…) ou doctrinale (un ensemble de pensées). On le trouve en particulier sous la plume des stoïciens, où το σύστημᾰ est pour la première fois employé au sens objectif de système du monde et de système philosophique. Il est crucial de rappeler ici, comme l’indiquait Sarah Mazouz, la distinction entre systémique et systématique (qui est plutôt synonyme d’automatique ou de compulsif). S’il est courant de départager entre des philosophies à système (comme Spinoza ou Hegel) et des philosophies anti-systématiques (comme Nietzsche ou Deleuze, tout en variations conceptuelles), l’histoire de cette notion peut-elle nous aider à mieux comprendre le syntagme « racisme systémique » ?

“Les universités américaines pratiquent la discrimination positive depuis longtemps, et le marché de l’emploi américain, lui, continue de pratiquer la discrimination raciale à grande échelle. C’est bien la preuve que l’ensemble ne fait pas système”Daniel Sabbagh

Pour le comprendre, nous avons posé la question à Élise Marrou, maître de conférences en philosophie contemporaine à Sorbonne Université. Elle souligne que, dans son usage stoïcien, le concept de système « renvoie surtout à une idée d’harmonie, de cohésion, de solidarité et de proportion entre les parties ». Comme l’a montré Victor Goldschmidt (1914-1981), spécialiste du stoïcisme, le caractère systémique s’offre sous deux formes, à la fois comme méthode (il est impossible de détacher une thèse de l’ensemble où elle s’inscrit), et comme totalité organique, une totalité articulée et harmonique. C’est d’ailleurs historiquement par rapport à cette acception du « système » que les formes de rationalisme ultérieures chercheront à se redéfinir. « L’opposition au système, par exemple chez Nietzsche, c’est une réaction à une prétention totalisante de la raison, précise Élise Marrou. Ce qui n’empêche pas l’auteur du Gai Savoir de défendre une autre conception – vitale – du système. »

La difficulté principale, dans l’application de ce terme à l’étude du racisme, c’est justement qu’il n’y a plus d’articulation organique qui tienne. « On comprend que Sarah Mazouz préfère employer l’adjectif ‘structurel’ pour l’appliquer à ces formes de racisme, car dans cet usage, on perd toute référence à la systématicité d’une pensée ou d’une doctrine pour décrire la persistance de comportements et de conduites racistes à des niveaux locaux et situés », relève Élise Marrou. Dans une société ouvertement raciste, comme celle de l’Apartheid ou de la ségrégation raciale, cette rationalité serait identifiable et même revendiquée. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas : à quelques exceptions près, plus personne ne défend le racisme comme une idéologie pertinente. Selon la chercheuse, le terme « système » prend donc ici un sens à la fois « paradoxal et inédit » : d’un côté, il intègre pour la première fois ce qui est rejeté à la marge (c’est-à-dire les personnes victimes de racisme qui continuent de faire partie de la communauté nationale tout en étant exclues symboliquement de la totalité sociale) ; de l’autre, il renvoie à des « réseaux de sens » qui se structurent sur un mode dynamique, plastique et donc persistant.

Si l’on était dans un régime causal, ce serait vite réglé. Il suffirait de repérer des effets et de remonter aux causes. Mais l’expression ‘racisme systémique’ semble renvoyer à un sens particulièrement mobile du racisme […], ce qui le rend si difficile à cerner. D’où l’importance de l’analyser au niveau local, au sein d’une institution donnée” – Élise Marrou

Que faut-il entendre exactement par-là ? Selon Élise Marrou, que les procédures racialisantes ou stigmatisantes « échappent à tout fonctionnement causal » – même si les analyses qui envisagent la dimension « systémique » du racisme ne la limitent qu’à une simple lecture causale.On ne peut pas ici remonter à une cause ultime qui donnerait une cohérence globale au système. « Cette question m’évoque ce que dit Delphine Horvilleur à propos de l’antisémitisme : bien qu’elle tienne à souligner ce qui distingue l’antisémitisme du racisme, elle soutient qu’il y a une forme de persistance indéracinable de l’antisémitisme, qu’il renaîtra toujours sous d’autres formes. De fait, si l’on était dans un régime causal, ce serait vite réglé. Il suffirait de repérer des effets et de remonter aux causes. Ce que semble vouloir restituer le syntagme ‘racisme systémique’, c’est que le racisme renvoie à un sens particulièrement mobile qui se diffracte, se déplace, se reformule, ce qui le rend si difficile à cerner. D’où l’importance de l’analyser au niveau local, au sein d’une institution donnée. » Élise Marrou rejoint à cet égard le propos de Daniel Sabbagh, qui défend une forme de sectorisation très resserrée dans la méthode d’analyse.

Le spectre d’un milieu universitaire “en vase clos”

Le racisme « systémique » agirait donc comme un miroir inversé de la philosophe de Hegel, où la « vie de l’esprit » s’autodéploie dans un système où « le vrai est le tout ». Par contraste, le racisme « témoigne d’une vigueur souterraine faisant son lit dans des stéréotypes et des discours haineux que l’on peut étudier et restituer seulement à un niveau local ». On retrouve ici l’idée, partagée par Sarah Mazouz et Daniel Sabbagh, selon laquelle le racisme n’est pas seulement lié à une intentionnalité des acteurs mais qu’il agit de manière plus diffuse et parfois, contre les opinions personnelles des agents. C’est notamment pourquoi Sarah Mazouz estime que « l’on n’arrivera pas à corriger les choses avec seulement de l’éducation », mais qu’il faut changer certaines règles et procédures très en amont, par exemple dans la formation des agents administratifs ou les politiques d’aménagement du territoire.

Reste à savoir dans quelle mesure la popularisation du concept de « racisme systémique » aura des effets concrets dans la lutte contre le racisme au niveau politique. Sur ce point, Daniel Sabbagh pointe le risque d’incompréhension entre le milieu universitaire et le grand public : « Je crains que l’usage du terme ‘racisme systémique’ ne renvoie l’image d’un monde universitaire en vase clos. L’écart s’accroît entre les publications scientifiques, dont très peu contestent l’utilisation de cette expression, et la droitisation de la société. » Cet écart pourrait avoir un « coût politique regrettable », selon lui, au sens où les militantsrisqueraient de s’aliéner une partie du grand public, sensible à la cause antiraciste mais réticent à l’idée de trop généraliser.

Reste, enfin, que la notion de « système » permet à tout le moins de mettre en lumière des phénomènes racistes qui perdurent, malgré les discours et les politiques qui prétendent lutter contre eux. L’expression met ainsi à distance toute analyse du racisme en termes psychologiques et purement individuels, au profit d’une étude à un niveau institutionnel : à défaut du terme « systémique », cet impératif de recherche fait, lui, consensus.

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