Réflexion sur la possession d’armes de guerre par les tireurs sportifs

Tous les mois, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, et Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, en charge de la citoyenneté présentent les indicateurs de l’action ministérielle.
Lutte contre l’Islam radical, lutte contre les stupéfiants, lutte contre les violences conjugales, sexuelles et sexistes, retrouvez l’intégralité des indicateurs au sein du dossier de presse, téléchargeable ci-dessous, ou en visionnant la conférence de presse.

Le Ministre de l’intérieur a notamment déclaré qu’il voulait lutter contre la prolifération des armes dans notre pays : ” je demande au SCA de mener une réflexion pour mieux encadrer la possession d’armes de guerre voir de l’interdire y compris pour les tireurs sportifs”.

Mais il a dit également que « dans le drame d’Ambert il est apparu que lorsque les tireurs sont domiciliés dans un département et pratiquent le tir dans un autre département les vérifications sont plus difficiles. »
Pourtant, tout le monde sait qu’il n’y a aucun lien entre le club de tir et les informations de détention des armes. Puisqu’il s’agit de la préfecture/sous préfecture du domicile. Seul l’avis préalable vient du club. Prétexte fallacieux pour couvrir un énième manquement, manquement qui fait que les gendarmes n’ont pas su ce qu’il y avait « en face » avant d’arriver. Dans la plupart des cas, l’État a failli, et tout le temps cela retombe sur le nez des tireurs qui, montrés du doigt, se sentent discriminés.

- Vidéo de la conférence de Presse de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et Marlyne Schiappa,ministre déléguée auprès du ministre de l’intéieur. Il est question d’armes à partir de 21 mn et la déclaration qui fâche est à la 28 mn.
- Dossier de presse en PDF. C’est moins intéressant que la vidéo.

Mais il faut raison garder, nous avons tous l’habitude de ces effets d’annonce…
Déjà après le drame d’Ambert, la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale était intervenue sans délai pour réclamer l’interdiction des armes semi-automatiques.
C’est un peu comme si à chaque fait divers en haute montagne (7 morts en Savoie le même jour le week-end dernier), on évoquait l’interdiction des sports de neige ! Et puis cet acharnement contre les tireurs laisse penseur : On n’ “interdit” pas les couteaux quand un “détraqué” massacre des passants en pleine rue et on n’ “interdit” pas les voitures quand un accident mortel a lieu.

En fait, la meilleur idée qui soit serait :« pour faire arrêter la pluie, interdisons les parapluies ! »

Union Française des amateurs d’Armes